# Laurent Lafitte, drôle d'acteur !

An episode of [Beau geste](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1708261428), 6 Mar 2026, 14 min.

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"Laurent Lafitte - drôle d'acteur!" diffusé dans "Beau Geste" du dimanche 1er mars 2026 à 22h45 sur France 2. Deux Laffite pour le même prix ! Laurent Laffite et Laurent Laffite se font face dans l’absurde Alter Ego qui sort ce mercredi. Après le César du mailleur acteur 2026 reçu pour son rôle de fantin dans "La femme la plus riche du monde de Thierry Klifa, et si c’était lui le roi de la comédie ? "Beau geste" c'est une plongée au cœur du cinéma en train de se fabriquer. Menée par Pierre Lescure, Beau geste va là où bat le pouls du cinéma : en tournage, en avant-première, dans les festivals, en France comme à l’étranger, sur les films intimistes comme les comédies populaires. Pierre Lescure discute avec les artistes qui font l’actualité dans des lieux qui font sens : salles de cinéma, musées, librairies… https://www.instagram.com/beaugeste_france2?utm_source=ig_web_button_share_sheet&igsh=ZDNlZDc0MzIxNw== https://www.france.tv/france-2/beau-geste

## Transcript

[0:14] Il vient d'être récompensé par le César du meilleur acteur.
[0:17] Cet homme est partout,
[0:18] tout le temps
[0:19] et par tous les temps.
[0:21] Affriolant dans La cage aux folles,
[0:24] énervant dans Classe moyenne,
[0:26] épuisant dans La femme la plus riche du monde,
[0:28] exaspérant dans T'as pas changé,
[0:30] doublement hallucinant dans Alter Ego,
[0:33] on en
[0:34] reparlera. Tout ça en moins d'un an,
[0:36] comme si tout le monde le voulait,
[0:38] le désirait,
[0:39] lui l'iconoclaste qui survole la télé,
[0:41] le ciné,
[0:42] la Seine et même Paris,
[0:44] sans crier gare
[0:45] et même sans crier du tout.
[0:46] Voilà pourquoi on n'est pas près de se lasser
[0:49] de l'aura
[0:50] de Lafitte.
[0:52] Ah Pierre,
[0:54] on dirait Néron.
[0:57] qui contemple Rome.
[1:01] Franchement, à chaque fois
[1:02] que je vois
[1:03] la proximité entre Beaubourg et Saint-Eustache,
[1:06] c'est quand même une merveille.
[1:07] Comme quoi,
[1:08] quand les gens ont une vision,
[1:09] ça s'inscrit bien dans le temps.
[1:11] Mais il faut avoir une vision.
[1:13] La vision de ton année,
[1:15] c'est quand même dingo.
[1:16] J'ai eu de J'ai eu de la chance,
[1:17] ouais, j'ai
[1:18] eu de la chance parce que j'ai reçu des belles propositions.
[1:20] Les acteurs,
[1:21] on dépend toujours de ce que les metteurs en scène vont imaginer pour nous.
[1:24] Donc oui,
[1:24] mais ils
[1:25] imaginent ce que tu transpires.
[1:28] Ouais, peut être chez
[1:29] eux, c'est un hasard
[1:31] des calendriers ou
[1:32] bah oui,
[1:33] c'est un hasard,
[1:33] c'est pour ça que ça fait un peu,
[1:34] un peu beaucoup même,
[1:35] parce que je c'est des tournages que j'ai un peu enchainés.
[1:37] Non mais y en a pas un qui ressemble à l'autre,
[1:40] non ? Bah c'est pour ça
[1:41] que je les ai quand même.
[1:43] Tous faits
[1:43] parce que
[1:44] c'était des propositions tellement différentes et qui m'excitaient tellement en tant qu'acteur que
[1:47] avec des metteurs en scène en plus dont
[1:50] dont je connaissais le travail que
[1:51] je pouvais pas.
[1:53] Ça veut quand même
[1:54] dire que chez toi,
[1:55] il y a
[1:56] une gourmandise et une volonté d'aller
[1:59] vers. Tous les genres de la comédie.
[2:01] J'aime tous les cinémas,
[2:02] j'ai pas du tout de chapelle en tant que spectateur,
[2:04] je suis intéressé par plein de
[2:06] cinémas différents.
[2:07] Si je dis "comédie",
[2:08] quels sont les trois mots qui viennent derrière
[2:10] pour toi ?
[2:11] Partage. Partage,
[2:13] ça en dit tellement.
[2:13] Partage, même,
[2:14] parfois. Essentiel.
[2:18] C'est la comédie qui m'a donné envie de faire du cinéma.
[2:22] Complètement. Mais j'ai l'impression d'être un acteur de comédie
[2:24] qui a la chance de
[2:25] pouvoir expérimenter d'autres répertoires,
[2:27] mais mon ADN,
[2:28] c'est vraiment la comédie.
[2:29] Moi, j'ai découvert le cinéma par la comédie à la télé
[2:32] parce que on allait pas au cinéma dans ma famille,
[2:34] mais en même temps,
[2:34] on adorait les films,
[2:35] donc on les regardait de manière assez sérieuse.
[2:37] J'ai envie de dire à la maison,
[2:38] c'était un vrai moment
[2:40] et c'était toutes les comédies
[2:41] de Gérard Rory,
[2:43] les de Funès et le
[2:44] et puis le vaudeville,
[2:46] voilà Jacqueline Maillan,
[2:48] Maria Pacome,
[2:49] tous ces génies comiques.
[2:50] quoi. Mais quand tu prenais des cours à tes débuts en France,
[2:53] puis à Londres.
[2:55] Est Ce que ton physique
[2:56] propre sur soi
[2:57] faisait qu'on a
[2:59] on avait une réticence à te donner des rôles de comédie,
[3:02] je pense.
[3:03] Ouais, bah c'est vrai que quand on débute,
[3:04] on dépend beaucoup
[3:06] de ce qu'on dégage
[3:07] au premier abord.
[3:09] Et ça m'a ça m'a un peu joué des tours parce que mon univers,
[3:12] mon imagination correspondait pas trop à ce que
[3:15] je pense,
[3:15] à ce que je dégageais comme ça tout de suite.
[3:17] Donc quand j'étais
[3:17] acteur débutant et beaucoup dans le circuit des castings,
[3:20] y avait quelque chose qui marchait pas.
[3:21] quoi. Et c'est pour ça que au bout d'un moment,
[3:22] même si je travaillais en tant qu acteur et que j'étais déjà content
[3:25] de réussir à faire ce métier,
[3:26] mais y avait j'avais envie quand même de passer un peu une
[3:28] étape supérieure et c'est pour ça que j'ai écrit mon one
[3:31] man show.
[3:31] Parce que là,
[3:32] je m'offrais une heure et demie
[3:34] où je pouvais vraiment raconter
[3:36] un peu plus ce qui me plaisait.
[3:37] Tu as eu des propositions différentes après ce
[3:39] one-man show ?
[3:40] Déjà, Guillaume
[3:42] Canet, que
[3:44] je connaissais depuis un moment,
[3:45] et qui m'avait toujours fini un ou deux jours de tournage dans ses films
[3:47] par amitié,
[3:48] me propose des petits mouchoirs en sortant de mon one-man show.
[3:50] C'était mon premier vrai rôle au cinéma.
[3:53] Et c'est marrant parce qu'on avait beau se connaître,
[3:54] c'est quand même grâce à ce spectacle qu'il a vu
[3:57] une autre facette et qu'il l'a inspiré pour le rôle d'Antoine.
[3:59] Et comme le film a très bien marché,
[4:01] ça a débloqué des choses.
[4:02] Ouais, Cécile Fessenberg,
[4:04] ton agent que tu avais rencontré,
[4:06] je crois également au cours Florent.
[4:08] Elle dit que chez toi en particulier,
[4:10] l'humour, y compris sans limite.
[4:12] ça permet de
[4:14] mettre un paravent devant l'angoisse.
[4:16] Alors ça,
[4:17] c'est très psy,
[4:17] là, Pierre.
[4:18] Sûrement. C'est sûr que l'humour,
[4:20] de toute façon,
[4:20] pour l'angoisse,
[4:21] c'est bien.
[4:22] Ca désamorce pas mal l'angoisse,
[4:23] l'humour. En tout cas,
[4:25] c'est une manière de reprendre le pouvoir
[4:27] sur les choses angoissantes.
[4:30] Mais ça a pu te paralyser,
[4:31] de temps en temps,
[4:31] l'angoisse, non ?
[4:33] Ca a pu me
[4:35] saborder un peu.
[4:36] Je peux avoir une
[4:38] perte de confiance en moi
[4:39] totale. Pile au moment où il faut pas,
[4:41] quoi, comme par hasard.
[4:43] Donc. Maintenant,
[4:45] je le sais.
[4:46] Donc quand
[4:46] je sens le truc arriver,
[4:47] je fais non,
[4:48] attends. C'est bon,
[4:49] tu peux le faire,
[4:50] sinon t'aurais pas essayé
[4:51] de le faire.
[4:52] Donc vas-y,
[4:52] fais-le. Vous
[4:54] pourriez-vous faire tatouer,
[4:55] non ? Me
[4:56] faire tatouer,
[4:57] moi ? Un dragon
[4:59] ou une rose
[5:00] sauvage, comme vous,
[5:03] pleine d'épines qui partiraient de l'épaule jusque dans le creux du cou.
[5:06] Non, comme au Japon,
[5:06] les yakuzas.
[5:07] Oui, ça serait joli.
[5:10] Et vous,
[5:10] Jean-Marc, vous n'avez jamais songé à vous faire tatouer ?
[5:13] Je sais pas,
[5:13] par exemple,
[5:14] les initiales d'un amour de jeunesse.
[5:17] Encore faudrait-il pour ça s'en souvenir.
[5:20] Catherine. Elle
[5:22] s'appelle Catherine,
[5:22] non, ta maman ?
[5:24] Ouais. Non,
[5:25] ça vous dit rien,
[5:25] Catherine ? Et quand tu penses à la comédie,
[5:28] tu penses à un
[5:29] artiste en particulier ?
[5:30] Ah en dehors de
[5:31] moi. Ah bah oui,
[5:32] je pense à
[5:33] non, je pense pas.
[5:34] En dehors de moi,
[5:34] je pense pas à d'autres,
[5:36] il y en a d'autres.
[5:37] Oui, Ben
[5:38] Michel Serrault,
[5:39] typiquement, en plus,
[5:40] on a un
[5:41] parcours, on n'a pas vraiment le même parcours,
[5:43] mais enfin quand même,
[5:44] il a vraiment commencé par la comédie,
[5:45] il a commencé par le cabaret.
[5:47] Et puis,
[5:48] en allant au bout de qui il était
[5:50] dans sa nature et artistiquement,
[5:51] il a inspiré des univers différents et il
[5:53] s'est retrouvé à faire des films très différents.
[5:55] Mais ça c'est important,
[5:57] je pense,
[5:57] quand on est acteur,
[5:58] de d'aller de pas chercher à être quelqu'un d'autre,
[6:00] d'aller au bout de qui on est,
[6:01] de ce qu'on a à proposer.
[6:02] Et généralement,
[6:03] c'est là que les
[6:05] metteurs en scène,
[6:06] parce qu'on est toujours
[6:07] dépendant des metteurs en scène,
[6:08] des metteurs en scène d'univers différents,
[6:10] vont commencer à vouloir.
[6:12] te projeter ailleurs.
[6:13] Faire rire,
[6:14] c'est difficile,
[6:15] très difficile.
[6:17] Faire pleurer,
[6:18] bon, ça va,
[6:20] c'est pas compliqué.
[6:21] Ce qui m'amuse,
[6:23] c'est que dans les propositions,
[6:24] je dis :
[6:25] "Comment je
[6:26] peux aller au-delà
[6:26] ?" C'est très méchant,
[6:28] ce que je veux dire,
[6:29] de ce qu'on me propose.
[6:31] Est-ce qu'il y a une possibilité d'être drôle là-dedans
[6:34] ou d'être émouvant ?
[6:35] Le rire,
[6:36] finalement, me.
[6:38] C'est une bouée de sauvetage.
[6:40] Et puisqu'on parle de Cerraud,
[6:41] évidemment, je pense au triomphe sur scène de la Cage aux folles.
[6:44] Bonsoir Salta !
[6:47] Bonsoir les
[6:50] filles ! Est-ce que tu te souviens
[6:52] des minutes qui ont précédé ta première
[6:55] entrée en scène à la première
[6:57] de la Cage aux folles aux Châtelets ?
[6:59] Bien sûr,
[6:59] je m'en souviens.
[6:59] Mais c'était horrible.
[7:01] C'est vrai.
[7:01] C'était horrible.
[7:02] Parce que
[7:03] je j'entre en scène
[7:05] dans une espèce de déshabillé noir,
[7:06] comme ça je
[7:07] tiens un poulet rôti
[7:08] avec des maniques roses
[7:11] et j'ai
[7:11] je suis déjà en talons et j'ai mes faux cils.
[7:13] Et surtout,
[7:14] c'est le décor tourne,
[7:15] c'est pas moi qui entre en scène.
[7:16] Et c'était comme une machine infernale,
[7:18] comme une espèce
[7:19] de tu sais pas,
[7:20] une espèce de guillotine comme et qui tomberait tout
[7:23] doucement. Et j'avais cette machine comme ça qui tournait,
[7:26] je tournais,
[7:26] je tournais,
[7:26] je tournais,
[7:27] j'arrivais là d'un coup,
[7:27] je vois
[7:28] les 2000 places.
[7:30] pleine. "C'est parti pour 2h30,
[7:33] allez mon coco."
[7:33] Là, on parlait des sabordages,
[7:35] mais là,
[7:37] faut pas se saborder.
[7:38] Ce qui ne veut pas dire qu'un jour,
[7:39] vous ferez le film.
[7:41] En comédie musicale ?
[7:42] Oui. Moi,
[7:43] j'aimerais beaucoup.
[7:43] Ah oui ?
[7:44] J'aimerais beaucoup.
[7:46] C'est très compliqué parce qu'il y a une chaîne de droit
[7:48] qui est
[7:48] assez complexe.
[7:49] Mais moi,
[7:50] j'aimerais beaucoup.
[7:52] Un de ces quatre
[7:53] ou le lendemain.
[7:54] Faut pas que
[7:55] je sois trop vieux.
[7:57] Faire une vieille zaza ?
[7:58] Une vieille
[7:59] zaza. De retour en compagnie de l'ami Lafitte pour discuter
[8:12] de son double rôle ultra réussi dans Alter Ego,
[8:15] le 3e film du duo Nicolas et Bruno,
[8:18] les auteurs malicieux de la série de sketchs Messages
[8:20] à caractère informatif pour Canal Plus
[8:23] et du film
[8:24] La personne aux 2 personnes avec Chabat et Auteuil,
[8:27] quand 2 cinéastes
[8:28] rencontrent de Lafitte.
[8:31] Ça donne à peu près ça.
[8:32] Oh bah dis donc,
[8:33] mais quel
[8:34] joli hasard !
[8:35] Joli hasard.
[8:37] Bonjour Laurent,
[8:38] bonjour Pierre.
[8:39] Bonjour Bruno.
[8:40] Salut Nicolas,
[8:41] comment vous vient ce
[8:42] pitch dingo
[8:44] d'alter ego ?
[8:45] Bah il y a un gros chauve
[8:47] et un
[8:48] beau mec avec des cheveux,
[8:49] je crois que c'est quand même un biopic,
[8:51] tout simplement.
[8:54] Bonjour, je suis Axel,
[8:55] votre nouveau voisin.
[8:57] Ouais mais là ça va.
[8:58] non c'est.
[9:00] Ça va pas être possible ça.
[9:05] Ah, tu vois le voisin derrière ?
[9:07] C'est dingue,
[9:07] non ? Ah,
[9:08] il ressemble à quelqu'un,
[9:10] Julien Courbet,
[9:11] c'est ça ?
[9:16] Enfin Nathalie,
[9:17] ce mec c'est mon sosie parfait mais avec des cheveux.
[9:19] Ton sosie ?
[9:20] Mais pas du tout,
[9:20] vous avez absolument rien à voir.
[9:22] Je t'assure que c'est dans ta tête tout
[9:24] ça. Putain,
[9:25] tu es un peu rouillé le matin,
[9:27] c'est dans ma tête,
[9:27] c'est dans ma tête.
[9:30] C'est dans ma tête.
[9:37] Allô ? Qu'est-ce qui est
[9:38] chic. Tu le trouves pas ?
[9:40] Ce type,
[9:40] c'est moi,
[9:41] en mieux.
[9:42] Je suis à des chouquettes,
[9:44] puis dessous la cendre.
[9:45] Je suis abrissage chez les Touaregs.
[9:47] Bah ouais,
[9:48] évidemment. Nous,
[9:52] ça nous émuse beaucoup.
[9:52] Ce C'est
[9:53] le concept du double et le fait d'avoir d'un un.
[9:55] C'est souvent un double maléfique dans l'histoire du cinéma,
[9:58] de la littérature,
[9:59] un double,
[9:59] un double intérieur malveillant.
[10:01] Et là,
[10:01] ça nous amusait beaucoup
[10:03] qu'Axel Chambon,
[10:05] je m'adresse à toi,
[10:05] tu joues les 2,
[10:07] soit une sorte de double idéal.
[10:10] Au contraire,
[10:11] que ce soit une meilleure version de lui même,
[10:13] de d'Alex.
[10:14] et. Que
[10:16] Alex angoisse
[10:17] immédiatement parce qu'il est la pire version
[10:19] de lui-même.
[10:21] C'est un peu
[10:22] son profil Instagram ou
[10:25] son sa
[10:26] réidéalisé, enfin qui lui renvoie.
[10:28] Alors c'est ça qui est marrant,
[10:28] c'est que ça le renvoie.
[10:29] à ses propres failles,
[10:30] à ses doutes,
[10:31] à ses fragilités
[10:33] d'hommes, de.
[10:34] Voilà, tout ça,
[10:35] il va être un petit
[10:37] peu chamboulé quand même.
[10:38] Axelle et Stanislas qui nous rejoignent pour
[10:41] insuffler une manière de penser peut-être un petit peu moins plan-plan,
[10:44] un petit peu moins
[10:45] ringarde, entre
[10:47] parenthèses. Messieurs,
[10:47] on compte sur vous pour nous
[10:49] secouer un petit peu tout
[10:50] ça. En revanche,
[10:55] aucune inquiétude pour l'équipe d'Alex.
[10:57] Alexandre, Et Denis,
[10:59] rien à voir avec vos résultats,
[11:01] disons un petit peu.
[11:02] compliqués de
[11:04] cette année.
[11:05] Je tiens à être totalement rassurante.
[11:07] Aucun emploi n'est en danger,
[11:09] aucun risque de
[11:10] licenciement n'est à craindre
[11:11] pour cause de
[11:12] poste en doublon.
[11:13] Je ne
[11:13] laisserai tomber.
[11:16] personne. Alex,
[11:18] ça va ?
[11:19] Oula, ça va ?
[11:20] Qu'est-ce qu'il y a ?
[11:21] Ça va,
[11:21] je suis en pleine forme.
[11:23] Alex ? À l'aise ?
[11:26] C'est un peu comme si j'avais tourné deux films en même temps,
[11:30] mais j'ai essayé de les aborder.
[11:32] Et avec deux cachets ?
[11:33] Non. Alors non.
[11:35] Malheureusement, il n'y a eu qu'un seul.
[11:37] Alors qu'eux en avaient un chacun.
[11:39] C'est quand même
[11:40] dingue. C'est quoi la différence entre Nicolas et Bruno ?
[11:45] Ouh là !
[11:45] Il y
[11:46] en a un qui parle beaucoup et l'autre qui parle moins.
[11:48] Sur le tournage,
[11:50] c'est surtout Nicolas qui parle,
[11:52] et Bruno,
[11:52] il parle moins,
[11:53] mais qui vient
[11:54] de dire.
[11:55] Un truc
[11:56] de temps
[11:56] en temps
[11:57] qui est toujours intéressant.
[11:58] Nicolas parle beaucoup,
[12:01] parfois je dis
[12:02] n'importe quoi.
[12:03] Ce qui est génial avec l'absurde et le
[12:05] décalage, c'est que
[12:07] c'est finalement c'est universel,
[12:10] c'est intemporel.
[12:11] Vous avez des références de maîtres d'absurde qui vous
[12:13] ont toujours inspiré ou qui vous ont déclenché ?
[12:16] On a,
[12:17] ouais, il y a,
[12:17] on adore les Monty Python où il y a quand
[12:19] même un
[12:20] gros gros niveau,
[12:21] gros niveau.
[12:23] Les âges,
[12:24] bien sûr,
[12:24] pas la chanteuse.
[12:26] Non, elle
[12:27] est peut-être très drôle.
[12:31] Oui, les nuls,
[12:33] bien sûr.
[12:33] Nous, on
[12:35] était fans,
[12:36] fans complets des nuls.
[12:37] On allait même
[12:39] aux enregistrements de
[12:40] l'émission. Et puis on a travaillé avec Alain
[12:43] Chabat, qui était notre producteur de notre premier film.
[12:46] "De la personne à deux personnes".
[12:48] Oui, c'est sûr que ça nous a beaucoup libérés,
[12:50] en fait,
[12:50] de voir à la fois les nuls,
[12:52] c'est arrivé près de chez vous,
[12:54] de savoir qu'on pouvait
[12:55] courir tout nu dans une dune,
[12:58] au ralenti,
[12:59] ou alors.
[12:59] On a le droit de faire
[13:01] d'accord ça nous a vachement détendu parce que c'est vrai que le
[13:03] cinéma il y a un côté un peu intimidant un peu
[13:06] un peu flippant on se dit est-ce qu'on va pouvoir
[13:09] apporter quelque chose ou
[13:11] là en
[13:12] fait en
[13:13] voyant ça on s'est dit bon bah oui allez voilà
[13:15] on prend une caméra
[13:16] et puis on fait des conneries et puis on n'a jamais cessé Alex,
[13:19] Axel, Nicolas,
[13:20] Bruno, merci.
[13:22] président. Vous avez écouté Beau Geste,

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