# 🇪🇨 Plus de victimes que son âge | Juan Fernando Hermosa

An episode of [À Regarder Après Minuit, le podcast true crime](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1656624811), 28 Jan 2026, 31 min.

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Salutations les P'tits Pandas! Correction: Juan est né en 1976 et non en 1876 merci aux personnes qui ont relevé! Ce soir on est en Amérique Latine avec l'affaire Juan Fernando Hermosa, ce jeune tueur en série, le pire que l'Équateur ait connu! Queen Panda out... 🐼 Retrouve-moi sur les sociaux:instagram: https://www.instagram.com/saharapanda/Twitch: https://www.twitch.tv/saharapandaDiscord: https://discord.gg/QVx57vXG2yTwitter: https://twitter.com/CuriousCat_TTCCPSN: https://my.playstation.com/profile/sahara_pandaLien pour le Random item Review: https://www.amazon.fr/Capodastre-Guitare-Acoustique-Electrique-Mandoline/dp/B08JQ8SWLQ/ref=sr_1_47?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=capodastre&qid=1629226321&sr=8-47Le podcast (en espagnol):https://www.listennotes.com/podcasts/vladimir-soasti/antes-de-morir-ep-1-vladimir-G8VObDJHS-Z/Tu m'offres un café pour soutenir la chaîne?https://www.buymeacoffee.com/ttcccuriouscatBusiness inquiries saharapanda@gmail.comChapters:00:00 - Intro00:27 - Historique 09:07 - Les Meurtres 13:03 - Arrestation & Évasion25:35 - Luis Aníbal Quishpe Pucha29:36 - Random Item Review et Outro

## Transcript

[0:11] Salutations. Moi c'est Sarah, bienvenue sur
[0:17] ma chaîne. On y va sans plus tarder.
[0:23] Ce soir, pour la première fois, on est.
[0:25] En Amérique latine, on est en Équateur.
[0:27] Juan Fernando Rmosa est né le 28 février 1876 dans la province de
[0:31] Sukombios, en Equateur. Alors je vais montrer une petite
[0:35] map, hein, pour voir où se trouve la province par rapport à
[0:38] Quito, la capitale. Juan va être adoptée par Olivo
[0:40] Rmosa Fonseca et sa femme zoia amada Suares mehria.
[0:44] Je précise parce que ça va être important pour plus tard dans
[0:48] l'histoire. Je précise que zoia est sourde.
[0:51] Et elle souffre d'arthrite. À cette époque, le couple réside
[0:53] dans la même province où Juan est né, probablement dans la
[0:56] même ville, ou en tout cas pas très loin.
[0:58] La mère biologique de Juan, elle, avait décidé de le faire
[1:01] adopter parce que financièrement, elle ne s'en
[1:03] sortait pas du tout. Elle était très pauvre, elle
[1:05] avait 2 enfants, une fille et un garçon, donc Juan, elle était
[1:09] extrêmement pauvre, elle travaillait dans une
[1:11] blanchisserie, elle gagnait très, très peu d'argent.
[1:13] Donc, olivo et zoia vont adopter Juan alors qu'il a un an et 2
[1:16] mois, jusqu'à ses 3 ans. Juan ne parle pas, ce qui est
[1:19] quand même très tard par rapport à la moyenne.
[1:21] Des enfants. Mais ça l'empêchera pas de
[1:22] devenir un petit garçon très, très intelligent.
[1:24] Quand Juan a 6 ans olivo, son père adoptif, il décide de
[1:28] vendre la ferme qu'il possède pour déménager et aller habiter
[1:31] à Quito, à la capitale. Mais il possède toujours des
[1:34] propriétés dans l'est du pays, donc il voyage souvent pour son
[1:37] travail. Olivo explique que la raison
[1:39] pour laquelle il a voulu déménager, c'est parce que il ne
[1:42] voulait pas que son fils. Soit embêté, notamment par ses
[1:46] neveux à lui, par les neveux de de olivo, par rapport au fait
[1:49] que Juan soit adopté. Et il ne voulait pas non plus
[1:51] que Juan soit au courant du fait qu'il ait été adopté.
[1:54] Il le considérait vraiment comme son fils.
[1:56] Le couple n'a pas d'enfant, donc ils veulent donner.
[1:59] À Juan, tout l'amour qu'ils ont-ils font tout pour le rendre
[2:01] heureux. Qui t'a déménagé et allé habiter
[2:04] dans un environnement qui sera meilleur pour lui ?
[2:05] La famille s'installe donc à Quito, dans le nord de la ville.
[2:08] Un jour, alors que Juan a environ 7 ans, la famille décide
[2:11] d'aller en vacances dans leur province d'origine.
[2:14] Un jour, une jeune fille vient voir olivo, et elle lui dit, mon
[2:18] beau père m'a mise dehors et ma maman m'a envoyée ici.
[2:21] Puisque c'est un lieu sûr. Olivo lui dit alors, d'accord,
[2:23] tu peux rester ? À condition d'être très
[2:25] respectueuse et de ne pas faire de bêtises.
[2:27] Il lui propose même de l'inscrire à l'école et puis
[2:29] plus tard, à l'université. Si elle a envie d'étudier cette
[2:33] jeune fille d'une certaine façon, elle est adoptée, non
[2:35] officiellement par olivo et son épouse Zoia.
[2:39] Et puis le couple repart. Enfin la famille.
[2:40] Du coup, avec Juan, ils repartent habiter à Quito.
[2:43] De retour à Quito, un jour, Juan demande à son père de lui donner
[2:46] 5 sucres. Alors les sucres, c'était à
[2:48] l'époque la monnaie en Équateur, aujourd'hui c'est le dollar
[2:50] américain. Donc il dit à son père, papa,
[2:52] donne moi 5 sucres s'il te plaît pour aller faire du poney.
[2:55] Va avec la jeune fille en question et en chemin, elle va
[2:58] lui dire Pourquoi tu les appelles papa et maman ?
[3:01] Tu devrais les appeler don olivo et donia à Madame, puisque ce
[3:05] n'est pas tes parents, c'est ma mère qui t'a donné naissance.
[3:08] Donc déjà, c'est cette jeune fille qui lui annonce que ses
[3:10] parents. Sont en fait ses parents
[3:12] adoptifs et la jeune fille en question.
[3:14] On l'aura compris, c'est en fait la sœur de Juan.
[3:16] Ce soir-là, en rentrant à la maison, Juan va s'allonger à
[3:19] côté de sa mère. Il se met à pleurer et quand son
[3:23] père lui dit Pourquoi tu pleures mon fils ?
[3:25] Il lui dit, parce que je sais que vous n'êtes pas mes vrais
[3:28] parents. La sœur de Juan, elle a fait
[3:29] plus que lui, a annoncé qu'il était adopté.
[3:32] Elle lui a aussi fait une proposition très chelou.
[3:34] Elle propose à son petit frère de tuer donolivo et donia amada,
[3:38] ses parents. Adoptif et elle lui dit aussi on
[3:42] devrait tuer, donne Segundo. Alors c'était pas précisé dans
[3:44] le texte de qui il s'agissait, qui est se donne Segundo par
[3:47] rapport à l'historique de la jeune fille.
[3:49] Il est fort probable qu'il s'agisse de son beau père
[3:52] puisqu'il l'avait viré de chez elle.
[3:53] Donc elle propose à Juan de commettre un triple meurtre, de
[3:57] vendre la maison. De ses parents et d'acheter un
[4:00] entrepôt à Santo Domingo. Business woman en devenir en
[4:03] plus. Depuis ce jour, olivo remarque
[4:05] que son fils n'est plus du tout le même, lui qui aimait bien
[4:07] l'école. Il commence à avoir de mauvaises
[4:09] notes, il se rebelle, il se comporte très mal.
[4:11] Olivo sait que son fils est très intelligent, il veut qu'il aille
[4:15] à l'école, il veut qu'il étudie, il sait qu'il pourrait aller
[4:17] très loin dans les études. Mais l'annonce de de sa
[4:20] condition l'a énormément perturbé.
[4:22] À l'âge de 8 ans, donc très peu de temps après avoir appris la
[4:24] vérité sur ses parents, il fugue.
[4:26] Avec une fille de 5 ans, son amoureuse bon la fugue elle a
[4:29] pas duré très longtemps mais il a quand même fugué avec sa
[4:31] petite chérie, c'était presque mignon, il lui achetait un serre
[4:34] tête, il lui mettait des petits mots d'amour dans la poche et
[4:37] tout bon c'était mignon Ben ils ont fini par rentrer le jour
[4:39] même. Juan va bientôt commencer à
[4:40] voler de l'argent pour s'acheter des bonbons, vraiment il n'est
[4:44] plus du tout le même là ça va s'empirer puisqu'il va commencer
[4:47] à tuer des animaux dans la ferme que la famille possède.
[4:51] Ils ont des poules et Juan parfois il leur.
[4:54] Arrache la tête. Bon j'espère que t'étais pas en
[4:55] train de manger. À l'âge de 10 ans, il entre par
[4:57] effraction chez quelqu'un pour voler 50000 sucres.
[4:59] Donc déjà c'est une très grosse somme et cette personne n'est
[5:02] autre qu'un policier. Donc déjà à 10 ans, il a pas
[5:05] peur des Flics Juan, il aime l'argent dès son plus jeune âge
[5:08] et c'est pas que pour acheter des bonbons, parfois il prend
[5:10] des journaux, il les coupe pour faire.
[5:12] Des faux billets. Il se fait des fausses leastes.
[5:14] Il s'imagine qu'il a beaucoup d'argent.
[5:15] Il dit à son. Père, papa, c'est comme ça
[5:17] qu'on. Doit être riche.
[5:18] Il faut qu'on ait autant d'argent que ça.
[5:20] À l'âge de 12, 13 ans, il va voler une voiture à en bateau.
[5:22] C'est la ville où se situe son école.
[5:24] École où il va tenir que 15 jours.
[5:26] Il vole une autre voiture quand il a. 14, 15 ans.
[5:30] Et là, pour sa mère, trop c'est trop.
[5:32] Elle décide de faire quelque chose.
[5:33] Juan est envoyé par ses parents dans un centre de détention pour
[5:36] mineurs. Son père, il a vraiment.
[5:38] Tout essayé pour lui faire entendre raison, pour le calmer,
[5:42] pour le rassurer sur le fait que bah c'est vraiment son fils, il
[5:45] en était même venu parfois aux mains donc qui lui mettaient des
[5:48] petits claques de temps en temps, des petites tachas de
[5:49] temps en temps, même pour la violence.
[5:51] Jamais la solution à la preuve, ça a pas marché dans le centre
[5:53] de détention. Juan va très vite, va se faire
[5:56] des copains et notamment un certain Louis qui fait qui va
[5:59] devenir son bras droit. Alors Louis, il est là parce
[6:02] qu'il a volé des vélos. Le groupe de garçons avec Juan à
[6:05] leur tête va concocter un plan prison break en sans les
[6:08] tatouages. En fait, dans ce centre de
[6:09] détention, il y a des toilettes qui sont à ciel ouvert et en
[6:12] fait les les occupants de de la prison du centre de détention
[6:17] font leurs besoins dans des sortes de sauts.
[6:19] Dans des sauts, pas des sorts de Sceaux, c'est des Sceaux les
[6:21] garçons. Enfin du coup le le le groupe de
[6:24] ceux qui voulaient faire prison break.
[6:25] Là ils prennent un saut chacun et ils pourchassent les gardes
[6:32] de la prison pour leur mettre du caca dessus.
[6:35] Voilà. Il est très élaboré ce plan.
[6:37] J'aime bien, j'aime bien l'aider donc donc y a plein de garçons
[6:39] qui se saisissent d'un d'un seau ou qui pourchassent.
[6:42] Les gardes pour les les tartiner de de Nutella pendant cette
[6:45] confusion générale de de dizaines et dizaines de garçons
[6:49] armés de pots de Nutella, Bah nos compères en profitent pour
[6:53] s'évader et réussissent à s'évader.
[6:55] C'est ça le c'est ça le film, parce qu'il était vraiment très
[6:57] élaboré. Leur plan Juan rentre chez lui
[6:59] comme si de rien n'était et puisque Luis n'a nulle part où
[7:02] aller, il va avec lui. Le duo va continuer leur bêtise,
[7:06] enfin leurs crimes. Ils vont reprendre en douceur,
[7:08] donc ils vont d'abord demander à des enfants.
[7:11] De leur rendre des services. Va voir ma copine va frapper à
[7:14] sa porte et dis lui que je l'attends, je te donne 5 sucres
[7:16] et à chaque fois c'est des enfants qui ont des vélos donc
[7:19] ils leur disent bah laisse ton vélo je te le surveille.
[7:21] D'une certaine façon c'est quand même assez malin puisqu'ils
[7:24] investissent 5 sucres qu'ils récupèrent après puisqu'ils
[7:26] vendent le vélo pour à peu près 15 sucres donc ils récupèrent 10
[7:30] sucres et ils vont acheter bah du sucre et ils vont acheter des
[7:32] bonbons, ils vont dîner, ils vont déjeuner et tout ça donc.
[7:36] C'est c'est plutôt malin, mais tu dis, s'ils avaient mis ça au
[7:39] bénéfice de de d'un truc licite, un business licite, ils
[7:42] seraient-ils seraient devenus riches, il serait devenu très
[7:43] riche. Un jour, le duo de criminels se
[7:45] rend à Guayaquil, dans le sud du pays.
[7:48] Et là ils vont se faire ami avec des flics, mais sérieux ils ont
[7:52] tout compris. Regarde tes amis près de toi,
[7:53] tes ennemis encore plus près. En fait ils se sont fait passer
[7:56] pour des enfants de policiers, donc c'est comme ça qu'ils ont
[7:58] réussi à devenir amis avec des vrais policiers à chaque fois
[8:01] qu'ils ont un problème. Bah du coup ils appellent qui ?
[8:04] Leurs nouveaux copains, ils veulent des pièces détachées de
[8:06] voiture et ils les vendent. Ensuite, ils passent à des vols
[8:09] de voitures complètes. Ils les vendent aussi.
[8:11] Un de leurs amis policiers, qui est corrompu, va leur vendre
[8:15] leur première arme à feu et un autre va leur fournir des
[8:18] munitions. Des gamins de 15 ans qui se sont
[8:20] mis des flics dans la poche, C'est fou quand même.
[8:22] À la même époque, Juan et Luis vont se faire amis avec des
[8:24] chauffeurs. De taxi et contre de l'argent,
[8:27] ils vont leur demander de leur apprendre à conduire.
[8:29] Précision importante, les taxis en question, c'est des voitures
[8:34] de marque San Raymond, Donc tu vas comprendre à la fin de la
[8:36] vidéo. À cette période là aussi, Juan
[8:38] Fréquente beaucoup les arcades, il aime les jeux vidéos, il
[8:42] fréquente aussi les bars, les boîtes de nuit avec un groupe
[8:45] d'amis qui ont entre 14 et 18 ans.
[8:47] En fait, ils aiment pas danser hein, ils vont juste dans les
[8:49] bars, dans les boîtes de nuit pour boire de la bière.
[8:51] Ce groupe d'amis, en fait, c'est un gang que Juan sait
[8:54] constituer. Louis est entre guillemets le
[8:57] lieutenant, enfin pas entre guillemets, il l'appelle le
[8:59] lieutenant, Donc c'est le bras droit de Juan.
[9:01] En fait, Juan et Luis sont les plus jeunes du gang, mais c'est
[9:05] eux les chefs. Voilà, c'est Juan le chef.
[9:07] Le samedi 2 novembre 1991 à 00h00 autour de 00h55, le
[9:10] chauffeur de taxi Jorge Aguirre Zambrano va récupérer Juan et
[9:13] Giovanna, sa petite amie, ainsi que Luis.
[9:20] Et Monica, la petite amie de Luis.
[9:21] Les 2 couples venaient de sortir d'une boîte de nuit qui se
[9:24] trouve sur Avenina Diès Deagosto, c'est l'avenue du 10
[9:27] août, c'est une des amies les plus grandes et les plus
[9:29] fréquentées de la ville. À un moment donné, un des
[9:32] garçons demande au chauffeur d'emprunter un chemin bon, hyper
[9:36] bizarre. Mais à l'époque, en 1991, en
[9:38] Équateur, des routes pas pavées. Bon, c'est c'est très fréquent,
[9:41] donc le chauffeur ça lui paraît pas anormal, donc les garçons
[9:44] lui disent bah C'est bon on est arrivé, arrête toi là, il
[9:47] demande aux filles. De de descendre et de commencer
[9:50] à avancer. Et nous, on va payer le taxi ?
[9:52] Le chauffeur de taxi va être froidement abattu par Juan de 2
[9:57] balles dans la tête avec son 9 millimètres.
[9:59] Son corps sera retrouvé le lendemain dans une zone rurale
[10:02] en périphérie. De la capitale.
[10:04] Le jeudi 5 décembre, vers 02h00 du matin, un autre chauffeur de
[10:08] taxi sera assassiné et son corps sera également retrouvé dans une
[10:13] zone rurale en périphérie de la ville.
[10:15] Le samedi 14 décembre, 3 chauffeurs de taxi seront
[10:19] assassinés. La même nuit, à cause de tous
[10:22] ces homicides, les chauffeurs de taxi de la ville de Quito ont
[10:25] peur d'aller travailler, surtout ceux qui travaillent la nuit.
[10:28] Certains chauffeurs décident d'arrêter de travailler
[10:31] temporairement, d'autres décident de prendre leur femme
[10:33] avec eux, se disant que si jamais ils prennent le tueur
[10:37] dans leur voiture pour une course, peut être qu'il prendra
[10:39] pitié du fait de voir une femme à bord du véhicule.
[10:42] Les victimes sont toutes abattues avec une même arme, un
[10:45] Random de calibre 9, et les crimes se produisent souvent.
[10:49] Du week-end puisque le le groupe le gang de Juan utilisait
[10:53] souvent des taxis pour aller de boîte de nuit en boîte de nuit.
[10:56] Un jour, Juan se rend chez son coiffeur Charlie, qui est un
[11:00] travesti. C'est toujours dans ce salon que
[11:02] Juan se rend pour couper ses cheveux.
[11:04] Ce jour-là, il est accompagné de ses amis et Charlie leur propose
[11:08] un peu d'alcool. Il les invite ensuite à se
[11:10] rendre chez lui pour continuer de de boire de l'alcool.
[11:14] Arrivé à son domicile, une dispute.
[11:16] Va éclater, on sait pas trop pourquoi Roanne va tirer 5
[11:20] balles sur Charlie alors qu'il essayait d'appeler les secours.
[11:23] Charlie, c'est la première victime homosexuelle et il y en
[11:26] aura 10 autres. Roanne va ensuite passer à des
[11:29] chauffeurs poids lourds. Le 8 janvier 1000, 91921
[11:32] camionneur ainsi que son assistant qui se trouvait avec
[11:34] lui ce soir-là sont assassinés près des corps.
[11:37] Une lettre est retrouvée. Nous avons terminé avec les
[11:40] taxis, nous avons commencé. Avec les camionneurs. 2 jours
[11:45] plus tard, un autre chauffeur poids lourd sera retrouvé
[11:49] assassiné. Malheureusement il y a très peu
[11:51] d'infos dans les articles, même en espagnol, donc c'était pas
[11:54] seulement une barrière de langue.
[11:56] J'ai trouvé très peu d'informations sur les victimes.
[11:58] Certaines on ne connaît même pas leur nom et on n'a pas la date
[12:03] exacte des meurtres. En tout cas, pour certains
[12:05] d'entre eux, on n'a pas la date exacte.
[12:07] Ce qu'on sait, c'est que Juan a tué au total 22 personnes, 8
[12:10] chauffeurs de taxi. 11 homosexuels et 3 camionneurs.
[12:14] Enfin, 2 camionneurs et un assistant.
[12:16] Et tout ça en l'espace de 4 mois seulement.
[12:18] Les meurtres sont toujours commis de la même façon, par
[12:21] balles dans la tête avec un calibre 9.
[12:24] Parfois, les balles sont tirées dans la poitrine et dans les
[12:26] jambes, mais il y en a toujours forcément une dans la tête.
[12:28] Les corps sont ensuite abandonnés systématiquement dans
[12:31] des zones rurales éloignées du centre de la ville.
[12:34] Souvent, c'est les amis de Juan. Des membres de son groupe
[12:38] surnommé le gang de la terreur. C'est souvent eux qui se
[12:41] débarrassent des corps. En général, ils prennent le
[12:44] véhicule qui appartient à la victime.
[12:46] Ils roulent avec jusqu'à l'extérieur de la ville et ils
[12:49] jettent le corps avec autant domicile.
[12:51] En l'espace de seulement 4 mois, la police décide de créer le
[12:56] groupe COI Centro V Operations des Intellihancia, un bureau
[13:01] d'enquête spécial pour Sherlock Holmes.
[13:03] Sur les meurtres, un chauffeur de taxi qui a survécu à une
[13:07] attaque à une agression va collaborer avec la police pour
[13:09] les aider à arrêter le tueur en série ou les tueurs en série,
[13:14] hein ? Pour l'instant, ils ne savent
[13:15] pas qui est responsable. C'est grâce à ce chauffeur de
[13:17] taxi que la police prend connaissance de ce.
[13:20] Groupe de de jeunes qui fait souvent appel à un taxi pour
[13:23] aller de boîte de nuit en boîte de nuit.
[13:24] La police a l'idée de se faire passer pour des chauffeurs de
[13:28] taxi pour essayer de les arrêter.
[13:30] Certains officiers prennent alors cette couverture et
[13:32] attendent qu'un groupe d'Ados monte à bord de leur véhicule.
[13:35] L'un d'entre eux va procéder à l'arrestation d'un groupe, mais
[13:38] il va très vite réaliser qu'il ne s'agit pas de ceux qu'ils
[13:40] recherchent. Un soir, un des agents faux
[13:43] taxis entend une conversation entre les jeunes qui sont montés
[13:46] à bord de son véhicule. Il se dit qu'il les tient peut
[13:49] être. Le groupe lui demande de les
[13:51] emmener quelque part, on sait pas trop où en vrai on s'en
[13:54] fiche puisqu'il va les emmener au poste de police pour les
[13:56] interroger. Juan n'est pas avec eux ce
[13:58] jour-là, mais son lieutenant Louis fait partie des jeunes qui
[14:02] ont été interpellés. Très vite, il va avouer les
[14:04] meurtres et leur mobile, le vol, mais il assure les policiers que
[14:08] c'est toujours Juan qui tire les coups de feu.
[14:10] C'est jamais lui ou un des autres membres du groupe.
[14:13] La maison où Juan réside est localisée le 9 janvier.
[14:17] Le 16 janvier, vers 04h00 du matin, l'opération pour procéder
[14:20] à son arrestation commence. Or, c'est carrément une
[14:24] opération. On dirait qu'ils allaient
[14:25] démanteler un cartel et arrêter 15 personnes, pas arrêter un
[14:29] homme de 15 ans. La nuit de cette opération, Juan
[14:32] est chez lui, allongé dans son lit, en train de dormir.
[14:34] Son arme est près de lui, comme d'habitude.
[14:36] Il a aussi une grenade sur sa table de chevet.
[14:40] Normal au cas où, juste au cas où, on sait jamais au niveau.
[14:43] Son père est en déplacement et sa mère, zoïa, est aussi dans la
[14:46] maison. Elle est en train.
[14:47] De dormir. Dès que la police commence à
[14:49] défoncer la porte, ils sont accueillis avec une explosion.
[14:52] Juan a balancé sa grenade, l'explosion a été tellement
[14:56] violente qu'un des murs de la maison est tombé.
[14:58] C'est le chaos total. Il y a de la poussière partout,
[15:01] il y a de la fumée partout, ça tire dans tous les sens.
[15:04] Ce que la police ne sait pas, c'est que ce soir-là, comme par
[15:07] hasard, Juan a échangé de chambre.
[15:10] Avec sa mère, dans la confusion, la police tire au premier
[15:13] mouvement, pensant qu'il s'agit de Juan puisque Louis leur a
[15:17] expliqué comment la maison était agencée.
[15:18] Donc ils savent où se situe la Chambre de Juan en fait, ils
[15:22] tirent sur. Par accident elle n'entend pas
[15:25] qu'il s'agit de la police, je le rappelle elle est sourde donc
[15:28] elle s'est levée pour aller voir puisque même si elle a pas
[15:30] entendu l'explosion elle l'a senti.
[15:32] Elle reçoit plusieurs coups de feu et elle meurt sur le coup.
[15:36] Juan va commencer à tirer sur la police en essayant de s'échapper
[15:39] par la terrasse d'une maison voisine mais voyant qu'il est
[15:41] cerné, il pose son arme et il se rend-il n'a aucune égratignure.
[15:45] Sa mère elle a reçu 15 balles. L'opération a duré environ 15
[15:49] Min. À son arrivée au poste de
[15:51] police, Juan va déclarer, je tiens à préciser que je
[15:54] m'appelle Juan Fernando Ermossa Suarez et que le 28 février,
[15:58] j'aurais 16 ans. Tu veux un cadeau
[16:00] d'anniversaire ? C'était quoi le but là ?
[16:02] Dans cette déclaration, il dit que il n'a jamais eu l'intention
[16:05] de tuer, hein ? Quand on lui demande pourquoi,
[16:07] il dit, J'ai jamais eu l'intention de tuer, ils m'ont
[16:09] menacée. J'ai sorti mon arme pour me, je
[16:12] n'ai fait que me défendre, voilà.
[16:13] Il dit qu'un des chauffeurs de taxi l'aurait soi-disant menacé
[16:16] avec aussi une arme à feu, un autre l'aurait menacé.
[16:20] Avec une clé à molette ? Bon, il insiste sur le fait
[16:22] qu'il ne faisait que se défendre quand il leur disait de rester
[16:26] immobiles ou quand il leur disait de se taire, il
[16:28] n'écoutait pas et ils n'avaient qu'à écouter.
[16:30] Ils m'ont pas respecté. Que qu'elle leur a dit ?
[16:32] C'est quand même contradictoire de dire ils me menaçaient.
[16:36] Puis après tu dis je leur pointais mon arme dessus.
[16:38] Je leur disais de se taire et de pas bouger.
[16:40] Comme ils m'écoutaient pas je leur tirais dessus.
[16:41] Bon. C'est pas très logique.
[16:43] En Équateur, l'affaire fait sensation.
[16:46] Or, déjà tueur en série ? Déjà c'est un concept, là c'est
[16:49] un enfant de 15 ans, ça c'est un moment en plus, il est petit, il
[16:52] est mince, il a une tête de bébé, la population locale est
[16:56] choquée. L'affaire fait tellement
[16:57] sensation que Juan fait payer pour donner des interviews aux
[17:01] journalistes. À la télévision, on fait
[17:03] documentaire sur documentaire, des reconstitutions et même des
[17:06] téléfilms derrière cette photo là c'est c'est tiré d'un
[17:09] téléfilm, les experts diront que Juan A1QI.
[17:12] Très élevé hein ? Donc son père, il avait pas
[17:13] tort, il est très très intelligent.
[17:15] Ils disent aussi que Juan est un leader né.
[17:18] Il s'était déjà créé un petit groupe très facilement quand il
[17:21] était dans le centre de détention pour mineur, là où il
[17:23] a rencontré Louis. Et puis quand il a commencé à à
[17:27] commettre ces meurtres pareil, il avait son petit gang avec
[17:30] lui, c'était le plus jeune, c'est lui qui dirigeait tout le
[17:32] monde. Les experts établissent aussi
[17:34] bien sûr, le fait que Juan a été.
[17:36] Très perturbé, traumatisé d'apprendre qu'il a été adopté,
[17:40] il a mal vécu le fait d'avoir été abandonné par sa mère
[17:43] biologique. Il en veut aussi à ses parents
[17:45] adoptifs de ne pas lui avoir dit la vérité.
[17:47] Bon en même temps quand sa sœur elle lui a annoncé il avait que
[17:49] 6 7 ans donc peut être qu'ils ont peut être qu'ils attendaient
[17:53] en fait et surtout et je pense que c'est peut être l'élément le
[17:55] le plus important, il ressent énormément de colère.
[17:59] Enfin il a ressenti énormément de colère sur la façon dont il a
[18:02] appris qu'il était adopté. Il s'est senti.
[18:05] Humiliée, olivo, son son père adoptif, il dira qu'il pense que
[18:08] c'est sa sœur qui lui a insufflé ses ses pulsions criminelles,
[18:13] pulsions que le roi n'avait pas avant de la rencontrer.
[18:15] Avant, c'était un enfant tout ce qu'il y a de plus normal qui
[18:18] travaillait bien à l'école. Il faisait pas de bêtises, enfin
[18:21] tout allait bien. J'ai rien trouvé par rapport à
[18:23] elle, je sais même pas comment elle s'appelle, mais je me suis
[18:25] demandé pourquoi elle avait. Envie de commettre un triple
[18:29] meurtre ? Son beau père il l'a mise dehors
[18:30] donc bon on peut comprendre la haine qu'elle a envers lui alors
[18:33] je comprends pas le le l'envie de meurtre mais tu comprends
[18:36] pourquoi elle a la haine contre lui.
[18:37] Par contre les parents de Juan pourquoi elle a la haine contre
[18:40] eux, ils lui ont rien fait du tout, elle les connaît même pas.
[18:42] Ils ont-ils ont proposé de de l'adopter et ils ont proposé de
[18:46] lui payer ses ses études. Bon je je sais pas.
[18:49] Pourquoi elle les déteste ? J'ai.
[18:50] Pensé à peut être de la jalousie envers son frère Juan mais c'est
[18:53] pas lui qu'elle avait envie de tuer, c'était les parents, je
[18:56] sais pas. Je sais pas, c'est peut être de
[18:57] la jalousie indirecte. Par rapport.
[18:59] À Juan, C'est pourquoi vous avez pris mon frère et vous m'avez
[19:01] pas prise, moi vous m'avez laissé dans la misère.
[19:03] Je sais pas vraiment, y a aucun élément donc c'est que des que
[19:05] des théories de suppositions. Quand Juan s'est fait arrêter,
[19:08] il a pris la responsabilité pour tous les meurtres.
[19:10] D'ailleurs les versions que chacun des membres du gang va
[19:13] raconter, elles vont correspondre.
[19:15] Alors eux aussi ils ont eu bon des vies de merde entre
[19:17] guillemets, ils ont tous été traumatisés un peu par quelque
[19:20] chose et notamment Louis, mais on va y revenir un peu plus
[19:22] tard, après c'est seulement Juan qui a tiré sur la gâchette.
[19:26] Les autres ? Ça les a pas amenés à tirer sur
[19:28] la. Gâchette bon quand même, après
[19:29] ils ont-ils ont aidé à se débarrasser des corps hein, donc
[19:32] ils ont fait des trucs aussi chelous bon ça prouve bien qu'un
[19:35] passé difficile ça n'excuse absolument rien.
[19:38] Certains ont dit plus tard qu'en fait Juan Bah il leur faisait
[19:40] peur, il est armé hein le mec il a il a une arme, c'est le seul
[19:44] du groupe qui a une arme et clairement ça tourne pas rond
[19:46] dans sa tête donc bon bah faut un peu faire ce qu'il dit, c'est
[19:49] le chef du groupe Hein Donc tu fais un peu ce qu'il dit.
[19:51] Juan Fernando Ermosa est condamné à la peine maximale
[19:55] pour mineur. 4 ans. Bon après c'est c'est la loi en
[19:59] Équateur hein. Et je pense qu'à l'époque ils
[20:00] avaient pas prévu qu'un qu'un qu'un mineur puisse être
[20:04] responsable de meurtre en série. Juan est incarcéré hein ?
[20:07] Bien sûr, son gang aussi, mais ils sont dans des bâtiments
[20:10] différents. Y a seulement Louis qui est avec
[20:12] lui en très peu de temps. Finalement, il va se créer un
[20:15] autre gang en prison par le biais de sa petite amie.
[20:17] Bah parce qu'en plus il a une meuf à l'extérieur.
[20:20] Par le biais de sa petite amie, il obtient une arme à feu.
[20:23] Juan va tenter à plusieurs reprises de s'évader.
[20:25] Il va finir par y arriver, entraînant avec lui 20
[20:29] personnes, dont Louis. Ouais, il s'évade à 20 les mecs,
[20:33] non mais c'est, je continue, je continue lors de cette dernière
[20:37] tentative d'évasion. Qui va réussir ?
[20:40] Juan va abattre un policier qui essayait de justement en
[20:43] empêcher. Il s'exile en Colombie où il va
[20:45] survivre de cambriolage et un jour, il tombe malade.
[20:49] Il a une angine, c'est comme ça qu'il se fait attraper par les
[20:52] autorités, c'est c'est ballot, une angine quand même, c'est
[20:55] presque lahchouma. Il termine sa peine de prison et
[20:58] il sort le 20 janvier 1996. Je n'ai pas trouvé
[21:00] d'informations quant à la peine de prison des autres membres du
[21:03] gang. Bon, si Juan il a pris que 4
[21:06] ans, j'imagine que eux. Ils ont sûrement pris moi et tu
[21:09] te demandes sûrement, est ce qu'il a été jugé pour le meurtre
[21:12] de ce policier lors de son évasion à la réponse et non en
[21:16] Équateur à l'époque, quand une personne mineure ou pas, donc
[21:20] même les adultes, si tu te fais juger pour un crime, tu ne peux
[21:24] pas te faire rejuger pour le même crime, ça veut dire, si tu
[21:28] tues quelqu'un, t'es condamné, tu fais ta peine, tu sors, tu
[21:31] tues quelqu'un d'autre. Tu retournes pas en prison, tu
[21:33] peux re tuer à volonté. Bon la loi elle a changé à
[21:38] priori en Équateur hein, donc si tu veux aller là-bas pour
[21:40] assouvir des pulsions meurtrières ça marchera pas.
[21:43] Ils ils ont compris que ça fonctionne mieux quand la
[21:46] récidive aussi est punie par la loi.
[21:49] Juan retourne vivre avec son père, il reprend ses habitudes
[21:54] de boîte de nuit et tout ça a priori pas les crimes, un peu
[21:56] plus d'un mois après sa libération, après son retour à
[22:01] la maison. Le 27 février, la veille du jour
[22:04] de son anniversaire, Juan est retrouvé mort.
[22:06] Alors que s'est il passé ? Il est retrouvé avec une balle
[22:09] dans le front, une parmi d'autres.
[22:11] Y en a eu plein d'autres, plusieurs coups de machette
[22:13] alors principalement dans le dos, mais.
[22:15] Aussi un peu. Partout et ses mains sont
[22:17] attachées dans son dos. Alors son corps est tellement
[22:20] mutilé qu'il est méconnaissable. La police trouve près de son
[22:24] corps un portefeuille avec à l'intérieur un document de
[22:28] libération de prison au nom. Juan, il trouve aussi des
[22:32] lettres d'amour, je trouvais que c'était presque mignon.
[22:34] Il trouve des lettres d'amour datant de de YA23 ans, donc
[22:37] quand Juan était en prison. Les lettres lui sont adressées
[22:39] et Olivo va aider à identifier le corps.
[22:42] Il dit reconnaître son fils. Autour de cette affaire, il y a
[22:46] plusieurs légendes. La première serait que Juan a
[22:49] simulé sa propre mort, ce qui explique que le corps était
[22:52] méconnaissable. Je confirme, j'ai vu une photo
[22:55] hein, tu reconnais pas qui c'est ?
[22:57] Le gouvernement rassure le peuple en leur disant hein, ne
[22:59] vous inquiétez pas, c'est bien lui, il est mort des mains de
[23:01] ses ennemis et ceci n'était pas peu nombreux.
[23:05] Ils ont pas tort. C'est quand même un peu bizarre,
[23:06] le portefeuille posé juste à côté de lui, s'il était posé à
[23:10] côté du corps hein, il était pas je sais pas.
[23:12] Après il est peut être tombé pendant le je sais pas
[23:14] l'altercation, le transport. Du cadavre puisqu'il a été
[23:17] retrouvé en bord de en bord de rivières ou de ruisseaux.
[23:20] Un truc comme ça c'est peut être celle qui me paraît la plus la
[23:22] plus crédible, je sais pas. Alors la 2e légende, c'est celle
[23:25] selon laquelle Juan était en fait un tueur à gages.
[23:28] Il aurait été embauché par un militaire pour venger.
[23:31] Le fait que sa femme et sa fille avaient été violées par un
[23:35] chauffeur de taxi. Donc voilà le militaire furieux,
[23:38] il décide de se venger sur tous les chauffeurs de taxi du monde
[23:41] en commençant par kito, donc normal, il embauche un gamin de
[23:44] 15 ans chez qui il a vu le potentiel d'un tueur à gage,
[23:47] enfin c'est possible. Après le mec est militaire hein,
[23:49] j'ai envie de te dire il veut se venger, il le fait tout seul,
[23:50] non ? Puis il a les armes et tout, il
[23:52] a la il a la formation, je pense qu'il sait comment ne pas se
[23:55] faire attraper et tout ça. Je sais pas celle-là elle me
[23:57] semblait pas trop crédible quand même.
[23:58] Et pour clore alors en 2015, il y a eu un procès, c'est quand
[24:02] même très longtemps après hein, il y a eu un procès parce que il
[24:05] a été décidé, alors je sais pas qui est à à l'origine de de ce
[24:09] procès, mais il a été décidé que la mort de zoila, la mère
[24:14] adoptive de Juan, Bah sa mort c'est.
[24:17] Ce qu'on appelle, je l'ai écrit, une tuerie extra judiciaire, ça
[24:21] veut dire qu'elle a été une victime collatérale du
[24:24] gouvernement et dans ce cas-là normalement il doit y avoir un
[24:26] procès. Ce qu'on relève des tranches
[24:28] dans dans sa mort, c'est qu'elle a reçu 15 balles, son fils par
[24:31] une seule égratignure et les coups de feu ?
[24:33] Bon après l'autopsie, les coups de feu.
[24:36] Il a été déterminé qu'il provenait de 4 directions
[24:38] différentes. Bon, après ça, ça me paraît pas
[24:40] trop illogique dans le sens où c'est plusieurs policiers qui
[24:43] sont intervenus. Ils étaient tous armés.
[24:45] Ils ont essayé de bah de de cerner le bâtiment pour que Juan
[24:48] ne s'échappe pas donc. Ça, ça me paraît pas.
[24:51] Anormal le fait que les balles proviennent de quelles
[24:53] directions différentes ? Je sais pas par contre ce qui
[24:55] était anormal et là je suis plutôt d'accord, c'est le fait
[24:58] que le lendemain, quand il a fallu.
[25:02] Venir sur la scène de crime, faire des photos, tout ça, ils
[25:05] ont complètement, ils ont. Complètement bâclé, ils ont
[25:07] complètement. Saccagé le le le truc.
[25:08] Et là les gens voudraient que l'explosion elle a été provoquée
[25:11] par une grenade qui appartenait à la police et pas à Juan.
[25:15] Et ça ça me semble aussi crédible parce que Juan avec son
[25:18] âme bah ça lui suffisait pour bah pour terroriser la ville de
[25:22] Quito. Donc est ce qu'une grenade
[25:23] c'était nécessaire ? Je je trouve ça un peu trop
[25:25] théâtral. À ce jour on a toujours pas de
[25:27] nouvelles donc on est en 2000200021 ça fait. 6 ans si je
[25:31] sais bien compter. Donc bon, je mettrai une update
[25:35] en barre d'info quand elle sera disponible.
[25:37] Pour terminer, je voudrais rapidement revenir sur Louis
[25:39] Kirchpe, le bras droit le lieutenant de Juan dans un
[25:43] podcast qui s'appelle Antes Demory.
[25:45] Avant de mourir, Louis se confie à un écrivain, pourquoi le
[25:49] Podcast s'appelle Antes Demory. Alors je me suis posé la
[25:51] question jusqu'à que je trouve la réponse.
[25:53] Bon, ça paraît évident. C'est parce qu'il allait bientôt
[25:56] mourir. Mais bon, je me je me demandais
[25:57] si c'était parce qu'il allait se suicider, si c'est parce qu'il
[26:00] était malade ou quoi. Bon, il se trouve qu'il était
[26:02] malade, il approchait la cinquantaine, il est tombé
[26:04] gravement malade et donc avant de mourir, il a voulu se
[26:07] confier. Il dit à l'écrivain qui
[26:09] s'appelle Vladimir, il lui dit, Voilà, je fais pas ça pour
[26:12] l'argent, je ne demande rien en retour, c'est juste que j'ai des
[26:15] choses sur le cœur et et j'ai envie de me confier.
[26:17] J'ai besoin d'en parler quelques jours après ces échanges avec
[26:21] Vladimir. Louis meurt de sa maladie.
[26:24] Louis explique dans ce podcast, entre autres, hein, il a parlé
[26:27] d'énormément de choses, mais il explique entre autres qu'il est
[26:29] lui même le fruit d'un viol et qu'il a été lui aussi violé
[26:34] quand il était enfant. Il a grandi dans un
[26:36] environnement très violent. Son père était un alcoolique qui
[26:40] battait sa femme. Quand Louis essayait
[26:43] d'intervenir, de s'interposer, c'est lui qui prenait les coups.
[26:46] Il raconte aussi comment il a rencontré Juan, donc dans le
[26:48] centre. De détention pour mineurs.
[26:50] Et il révèle quelque chose d'important, c'est que en fait,
[26:54] les meurtres, ils ont été commis pour rien.
[26:56] Ils avaient aucune raison de tuer ni les taxis.
[27:00] Ni les homosexuels, ni les camionneurs, ils commettaient
[27:03] déjà eux, des vols depuis longtemps et sans tuer.
[27:07] Donc c'est pas comme si soudainement il s'était dit bon
[27:09] faut pas qu'on se fasse attraper, faut qu'on laisse
[27:11] aucun témoin oculaire derrière nous donc faut qu'on tue.
[27:14] Louis il dit que au départ pendant les premiers meurtres il
[27:16] avait très peur. Bah parce que déjà tu sais pas
[27:19] sur qui tu peux tomber, tu peux tomber sur quelqu'un qui a aussi
[27:22] une arme ou même plusieurs donc il se sentait en danger, en tout
[27:26] cas au début et après la la la peur lui est vite passée, en
[27:29] fait il ressent. Une telle colère par rapport à à
[27:32] son passé à lui, par rapport à son historique à lui que la peur
[27:36] lui est très vite passée. Il explique aussi que avec le le
[27:39] groupe ou avec Juan, il ne parle jamais des meurtres entre eux.
[27:42] Il voit ça aux infos, mais sans plus.
[27:45] Ils sont très détachés. Des meurtres comme si rien ne
[27:48] s'était passé, dit Luis. Et une chose importante qu'il
[27:50] précisera, c'est la raison pour laquelle il s'en prenait à des
[27:53] taxis de la marque San Remo. C'est tout simplement parce que
[27:56] c'est les seules voitures qu'ils savaient conduire.
[27:58] Comme je l'avais précisé en début de vidéo, c'est par des
[28:00] chauffeurs de taxi que Luis et Juan avaient appris à conduire
[28:04] et la première voiture qu'ils avaient volée, c'était une
[28:06] Hyundai. Mais ils ont pas aimé la
[28:07] suspension. Ils se sont dit, on va rester
[28:09] avec des voitures qu'on connaît, qu'on aime bien, qui font les
[28:11] difficiles par rapport aux homosexuels.
[28:13] Alors évidemment, la question qu'on se pose, c'est celle.
[28:16] De l'homophobie hein ? Surtout dans les années 90, même
[28:18] maintenant. En vérité, Juan ne s'est jamais
[28:20] exprimé à ce propos, en tout cas pas à ma connaissance, pas
[28:23] d'après mes trouvailles, ni Juan, ni Luis, ni aucun membre
[28:26] du gang. Être homophobe en Amérique
[28:29] latine dans les années 90 ? Bon je je sais pas si c'était
[28:33] pas presque normal en vérité, même ailleurs d'ailleurs, je
[28:35] pense pas que ça aurait été un problème.
[28:37] De de ouvertement dire je tuais des homosexuels parce que je les
[28:40] aimais pas. Et d'ailleurs Charlie qui était
[28:42] travesti mais aussi homosexuel, Ben c'était le coiffeur de
[28:46] Charlie. Donc je pense que si vraiment il
[28:47] n'aimait pas les homosexuels, il irait pas se faire coiffer chez
[28:51] une personne qui est homosexuelle.
[28:52] Je me suis demandée si Charlie avait pas peut être fait une
[28:55] proposition. Darwin qui l'a offensé, qui
[28:58] l'a ? Je sais pas moi.
[28:59] Il s'est senti peut être insulté s'il a reçu des des des avances
[29:03] de la part de de Charlie. Est ce que c'est pas ça qui a
[29:06] réveillé une colère non fondée ? Enfin il disait que les taxis
[29:10] lui manquaient de respect. Peut être que un chauffeur de
[29:13] taxi lui a manqué de respect et c'est ça qui a fait que il s'est
[29:16] défoulé sur des chauffeurs de taxi pendant un moment pour les
[29:19] homosexuels. Il a commencé avec Charlie.
[29:21] Alors peut être que après c'était pareil.
[29:23] C'est né juste de de ça. Et pour les camionneurs ?
[29:25] Ben on sait pas trop pourquoi il s'est peut être passé un
[29:28] événement similaire hein. Il lui fallait pas grand chose
[29:30] pour tuer en fait. Je pense qu'il trouvait des
[29:31] excuses pour tuer. Parce qu'il avait ça, en voilà
[29:34] tout simplement ça. Reste un tueur hein.
[29:35] Donc à un moment donné faut plus trop se poser de questions.
[29:38] On est arrivé à la fin de cette vidéo, on termine avec le de ce
[29:43] soir. C'est un objet assez particulier
[29:45] qui m'a valu énormément de problèmes.
[29:47] À l'aéroport, parce qu'à un moment j'ai voyagé avec et
[29:50] chaque fois que je passais le le le truc de sécurité là on me
[29:53] disait mais c'est quoi, ça ressemble à une arme ?
[29:56] C'est pas c'est pas une arme à feu, c'est clair que c'est pas
[29:58] une arme à feu. Mais alors qu'est ce que c'est ?
[30:00] J'achète toujours des trucs chelous, je sais pas où je les
[30:02] trouve, j'achète toujours des trucs chelous c'est un capot
[30:04] d'astre un capot c'est quoi ? Ça se met sur un instrument de
[30:08] musique et en fait c'est pour bloquer toutes les cordes.
[30:11] En même temps ça permet de jouer.
[30:12] Bah des sons qui sont différents en fait.
[30:14] Voilà ce qu'est un capot d'astre.
[30:15] Pour les personnes qui savaient. Pas ce que c'était et ça peut
[30:18] faire un cadeau sympa. Voilà et c'est c'est assez
[30:21] original d'avoir ça. Et puis si t'aimes bien avoir
[30:23] des problèmes à l'aéroport, Bah voilà achète là.
[30:26] Je remercie du fond du cœur toutes les personnes qui ont
[30:29] répondu à l'appel sur Instagram. Alors j'avais fait une petite
[30:32] demande d'aide pour les personnes qui parlent.
[30:35] Espagnol mieux que moi, hein ? Parce que moi je me suis rendu
[30:37] compte sur cette affaire que mon espagnol en vrai, elle est
[30:39] éclatée. Après, c'est vrai que j'ai un
[30:41] ami qui est mexicain et qui m'a aidé.
[30:42] Il m'a dit, Bon, en Équateur, ils ont des idiomes qui sont
[30:45] assez particuliers, assez particulière donc.
[30:48] Donc voilà. C'est mon mon.
[30:50] Espagnol est pas éclaté à 100% non plus et puis.
[30:51] On parle quand même d'affaires criminelles donc pour moi c'est
[30:53] important de bah de pas me tromper sur ce que je dis et je
[30:57] voulais juste être sûre à 1000% que j'avais que j'avais bien
[31:00] compris en fait ce que ce que j'avais lu, ce que j'avais
[31:02] écouté. J'ai aussi écouté le podcast de
[31:05] de Vladimir Soasty, pour les personnes qui sont
[31:07] hispanophones, Ben je vous mettrai aussi un lien.
[31:09] Si ça vous intéresse de. De de l'écouter, il est un peu
[31:11] long, mais très intéressant. Et voilà, voilà, c'est tout pour
[31:14] moi. On se retrouve bientôt pour une
[31:16] nouvelle affaire. Bye.

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