# Pourquoi trop de choix nous rend moins heureux ?

An episode of [Little Talk in Slow French](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1541856876), 19 Nov 2025, 29 min.

Audio: https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/api.spreaker.com/download/episode/68643957/ltisf_choix_monte_2.mp3

"Why Does Too Much Choice Make Us Less Happy?" Transcription : https://www.patreon.com/posts/142815921?pr=true Pour soutenir mon travail :-) Quelques sources pour aller plus loin : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/12/19/la-tyrannie-du-choix_5051147_1650684.html https://www.bbc.com/afrique/articles/c8d1yrn1zpro http://thedecisionlab.com/fr/biases/choice-overload-bias

## Transcript

[0:00] Speaker 1: Dans la
[0:00] Speaker 2: transcription et dans la description de l'épisode, vous trouverez également
[0:03] Speaker 2: plusieurs liens pour consulter mes sources d'informations pour l'épisode d'aujourd'hui.
[0:24] Speaker 2: Quand j'étais petite et que je regardais la télé ou
[0:27] Speaker 2: la télévision, j'aimais bien zapper entre les différentes chaînes. Zapper,
[0:32] Speaker 2: c'est quand on change de chaîne de télévision. On zappe
[0:36] Speaker 2: avec la télécommande. Donc j'aimais bien zapper entre les différentes
[0:41] Speaker 2: chaînes de télévision avec la télécommande. Mais quand j'étais petite,
[0:46] Speaker 2: c'était facile. À cette époque, en France, il n'existait que
[0:50] Speaker 2: sept chaînes de télévision. Vous voyez, ici, on retrouve le«
[0:55] Speaker 2: il n'existait que cette chaîne de télévision». Je vous expliquais
[1:00] Speaker 2: au dernier épisode qu'ici, ce« que» signifie« uniquement». Donc,« il
[1:06] Speaker 2: n'existait que cette chaîne de télévision». Ma chaîne préférée, c'était
[1:10] Speaker 2: la chaîne M6. Parce que sur M6, on pouvait voir
[1:14] Speaker 2: des séries comme Charmed, Buffy contre les vampires ou Alias.
[1:19] Speaker 2: Mes parents, ils regardaient surtout la chaîne France 2 pour regarder
[1:23] Speaker 2: les infos. Les infos, c'est une manière plus courte de
[1:27] Speaker 2: dire les informations. Souvent, on dit simplement« regarder les infos». Aujourd'hui,
[1:34] Speaker 2: ces 7 chaînes, elles existent encore, mais beaucoup d'autres chaînes se
[1:38] Speaker 2: sont ajoutées depuis. On est passé de 7 chaînes à 40 chaînes locales.
[1:46] Speaker 2: Et bien sûr, aujourd'hui, on a aussi les plateformes de
[1:49] Speaker 2: streaming avec des catalogues infinis, des séries, des films, des documentaires,
[1:55] Speaker 2: des émissions, etc., Une émission, c'est un programme de télévision.
[2:01] Speaker 2: On peut dire les deux mots, une émission ou un programme. Donc,
[2:05] Speaker 2: quand j'étais petite et que je regardais la télé, le soir,
[2:09] Speaker 2: j'hésitais entre sept chaînes. Et aujourd'hui, quand j'ai envie de
[2:13] Speaker 2: regarder un petit programme le soir, je cherche quoi regarder
[2:18] Speaker 2: dans un catalogue qui propose des milliers de programmes. Et
[2:22] Speaker 2: au final, je cherche pendant tellement longtemps que je me
[2:26] Speaker 2: dis« bon, je vais juste me mettre un épisode de
[2:28] Speaker 2: Friends que j'ai déjà vu» ou j'éteins la télé. Bien sûr,
[2:32] Speaker 2: je suis un peu dramatique là, il y a aussi
[2:35] Speaker 2: plein de fois, plein de moments où je trouve un
[2:38] Speaker 2: nouveau programme que j'ai envie de regarder. Mais souvent, je
[2:42] Speaker 2: cherche pendant longtemps avant d'enfin me décider. Et je me
[2:47] Speaker 2: dis que ça me manque un peu cette époque où
[2:50] Speaker 2: c'était plus simple, où il y avait moins de choix.
[2:53] Speaker 2: Ça me manque, le manque c'est quand quelque chose est absent,
[2:57] Speaker 2: quand ce n'est plus là. Ça me manque, en anglais,
[3:01] Speaker 2: I miss it. Je répète, je me dis que ça
[3:04] Speaker 2: me manque un peu cette époque quand j'étais petite où
[3:08] Speaker 2: c'était plus simple, où il y avait moins de choix.
[3:11] Speaker 2: Et bien sûr, c'est dans plein d'aspects de nos vies
[3:14] Speaker 2: qu'on a énormément de choix aujourd'hui. On va dans un
[3:18] Speaker 2: café et on peut avoir le choix entre un espresso,
[3:21] Speaker 2: un mocha, un café latté, un cappuccino, un café filtre,
[3:26] Speaker 2: un macchiato. Et puis après, on peut choisir entre du
[3:29] Speaker 2: lait de vache, du lait d'avoine. L'avoine, c'est oat, donc
[3:34] Speaker 2: oat milk, du lait d'avoine. Du lait de soja, du
[3:38] Speaker 2: lait d'amande, et puis avec du sucre, sans sucre, avec
[3:42] Speaker 2: du sirop d'agave, etc. Ou quand on fait ses courses
[3:47] Speaker 2: dans un supermarché, là aussi on est confronté à énormément
[3:52] Speaker 2: de choix. Vous comprenez l'expression« faire ses courses»?« Faire ses courses»,
[3:57] Speaker 2: c'est quand on va dans un magasin, dans un supermarché,
[4:00] Speaker 2: pour acheter à manger. En anglais, on dit« grocery shopping».
[4:06] Speaker 2: Mais en français, quand on parle de« shopping», c'est pour
[4:09] Speaker 2: dire qu'on achète des vêtements, des chaussures ou autre. Je
[4:13] Speaker 2: vais faire du shopping ce week-end. J'adore faire du shopping
[4:17] Speaker 2: dans des magasins vintage. Mais quand on achète à manger,
[4:21] Speaker 2: on fait ses courses. Ou on fait des courses. Par exemple,
[4:27] Speaker 2: je vais faire des courses demain matin. Ou j'ai pas
[4:31] Speaker 2: eu le temps de faire des courses, j'ai rien à manger. Aujourd'hui,
[4:36] Speaker 2: beaucoup de supermarchés proposent énormément de choix. On veut acheter
[4:41] Speaker 2: des pâtes et là, on doit faire un choix entre
[4:44] Speaker 2: plein de types de pâtes différents. Rigatoni, spaghetti, ramen, penne, farfalle.
[4:52] Speaker 2: Et sur internet, c'est encore pire. Je regardais sur le
[4:56] Speaker 2: site d'un grand supermarché français et il y a 923 types
[5:03] Speaker 2: de pâtes différents. 923. Et pour choisir un gel douche,
[5:09] Speaker 2: on a le choix entre 437 gels douches. Gel douche vanille,
[5:14] Speaker 2: gel douche peau sensible, sensitive skin, peau sensible, gel douche
[5:20] Speaker 2: à l'aloe vera, gel douche hydratant et même un gel
[5:24] Speaker 2: douche à la mangue et aux fruits de la passion.
[5:28] Speaker 2: Dans l'histoire de l'humanité, on n'a jamais eu autant de
[5:32] Speaker 2: choix qu'aujourd'hui. En tout cas dans nos sociétés modernes. Autant, ici,
[5:38] Speaker 2: c'est dans le sens d'une si grande quantité. On n'a
[5:42] Speaker 2: jamais eu une si grande quantité de choix. On n'a
[5:46] Speaker 2: jamais eu autant de choix. Et on retrouve cette multitude
[5:50] Speaker 2: de choix dans plein d'aspects de nos vies. Quand on
[5:53] Speaker 2: fait ses courses au supermarché, quand on fait du shopping,
[5:58] Speaker 2: et notamment si on va dans des magasins de fast fashion,
[6:01] Speaker 2: quand on regarde un film ou une série, quand on
[6:04] Speaker 2: écoute de la musique, quand on va au restaurant, dans
[6:08] Speaker 2: un café, etc. Mais on est aussi confronté à une
[6:13] Speaker 2: multitude d'options sur des questions très importantes. Pour les études,
[6:18] Speaker 2: aujourd'hui quand on finit l'école et qu'on doit choisir ce
[6:22] Speaker 2: qu'on va étudier, ça peut être compliqué de choisir entre
[6:26] Speaker 2: la multitude de trajectoires possibles. Faire des études de médecine,
[6:32] Speaker 2: de psychologie, de commerce, de physique, de littérature, de musique, etc.
[6:39] Speaker 2: Et une fois qu'on doit décider quel métier, quel job
[6:42] Speaker 2: faire plus tard, là aussi ça peut être compliqué. Pendant longtemps,
[6:47] Speaker 2: on héritait tout simplement du métier de ses parents où
[6:51] Speaker 2: on avait un choix limité entre quelques métiers qu'on pouvait
[6:56] Speaker 2: pratiquer dans la ville ou dans le village où on habitait.
[7:01] Speaker 2: Mais aujourd'hui, on a l'impression qu'on peut potentiellement tout faire.
[7:07] Speaker 2: Dans le domaine de la santé aussi, aujourd'hui on doit
[7:10] Speaker 2: choisir une assurance santé parmi plein d'assurances différentes, parmi ces« among»,
[7:17] Speaker 2: parmi plein d'assurances différentes. On doit les comparer entre elles
[7:22] Speaker 2: sur des points techniques et complexes. Et surtout, aujourd'hui, il
[7:27] Speaker 2: y a beaucoup d'assurances privées, donc il faut comparer entre
[7:32] Speaker 2: plein d'options. Et dans le domaine de la santé, on
[7:35] Speaker 2: peut aussi être confronté à des choix très difficiles concernant
[7:41] Speaker 2: le traitement d'une maladie. On demande de plus en plus
[7:46] Speaker 2: aux patients de choisir leur traitement. Un autre domaine où
[7:51] Speaker 2: on a de plus en plus de choix dans nos
[7:54] Speaker 2: sociétés modernes, c'est les relations amoureuses. On n'a jamais eu
[7:59] Speaker 2: autant de choix dans nos relations. Avec les applications de dating,
[8:05] Speaker 2: les applications de rencontres, on a l'impression que le choix
[8:09] Speaker 2: est infini. Mais alors tout ce choix, c'est une bonne chose, non?
[8:13] Speaker 2: Avoir du choix, c'est souvent associé à un sentiment de
[8:16] Speaker 2: liberté et donc à un sentiment de bonheur. Il y
[8:20] Speaker 2: a cette idée que s'il y a beaucoup de choix,
[8:24] Speaker 2: tout le monde peut être satisfait. Chacun, chacune peut trouver
[8:30] Speaker 2: une option qui lui correspond. Mais qu'est-ce qui se passe
[8:34] Speaker 2: quand il y a trop de choix? Il faut comprendre
[8:38] Speaker 2: que quand on prend une décision, plusieurs régions de notre
[8:42] Speaker 2: cerveau sont mobilisées. Le cerveau, c'est cet organe qui se
[8:48] Speaker 2: situe dans notre tête et qui est le centre de
[8:52] Speaker 2: contrôle de notre corps. En anglais, the brain. À chaque
[8:57] Speaker 2: décision qu'on prend, notre cerveau doit fournir un effort. Donc
[9:02] Speaker 2: à chaque décision qu'on prend, on dépense de l'énergie. Alors
[9:07] Speaker 2: quand notre cerveau doit choisir entre trois t-shirts différents, ça va.
[9:12] Speaker 2: Mais quand il doit choisir entre des centaines ou des
[9:15] Speaker 2: milliers de t-shirts différents, sur internet par exemple, alors là
[9:20] Speaker 2: ça fait beaucoup. C'est trop pour notre cerveau de devoir
[9:24] Speaker 2: comparer entre autant d'options. Tout cet effort que le cerveau
[9:30] Speaker 2: doit fournir, c'est donc beaucoup d'énergie dépensée et donc c'est
[9:34] Speaker 2: très fatigant. Et chaque jour, on prend énormément de décisions,
[9:39] Speaker 2: donc au final, c'est beaucoup de travail pour notre cerveau.
[9:44] Speaker 2: Quand on cherche sur Internet, il y a un nombre
[9:47] Speaker 2: qui revient dans plein d'articles. 35 000. On prendrait 35 000 décisions chaque jour. Bon, personnellement,
[9:58] Speaker 2: je ne sais pas si j'y crois complètement à ce nombre.
[10:01] Speaker 2: Je n'ai pas réussi à trouver des sources fiables.« Fiable»,« reliable»,
[10:06] Speaker 2: des sources fiables. Mais une chose est certaine, 35 000 ou pas,
[10:11] Speaker 2: on prend énormément de décisions chaque jour. Quelles chaussettes je
[10:16] Speaker 2: mets aujourd'hui? Qu'est-ce que je mange ce matin, ce midi,
[10:21] Speaker 2: ce soir? Quels films j'ai envie de regarder? Le problème,
[10:25] Speaker 2: c'est que quand on prend autant de décisions toute la journée,
[10:29] Speaker 2: alors on se fatigue beaucoup et on peut ne plus
[10:33] Speaker 2: avoir suffisamment d'énergie pour des décisions très importantes. Dans quelle
[10:39] Speaker 2: école je mets mes enfants? Quelle assurance santé choisir? Quel
[10:43] Speaker 2: est le meilleur traitement médical pour mon problème? Par exemple,
[10:49] Speaker 2: dans le cas d'un patient ou d'une patiente qui est
[10:52] Speaker 2: diagnostiquée avec un cancer, on va lui proposer de choisir
[10:56] Speaker 2: un traitement parmi plusieurs. Alors ça a des côtés positifs
[11:01] Speaker 2: bien sûr, c'est bien de décider pour sa santé, mais
[11:05] Speaker 2: c'est aussi difficile de comparer entre différents choix très complexes
[11:11] Speaker 2: alors qu'on n'est pas spécialiste et qu'on est déjà dans
[11:14] Speaker 2: une situation compliquée émotionnellement. En plus, ce que ça signifie,
[11:20] Speaker 2: c'est qu'ensuite, le patient ou la patiente porte en grande
[11:25] Speaker 2: partie la responsabilité et la peur, le stress d'avoir choisi
[11:31] Speaker 2: le mauvais traitement. Pour certaines personnes, c'est au travail qu'il
[11:35] Speaker 2: faut prendre tous les jours des décisions essentielles et des
[11:40] Speaker 2: décisions qui peuvent avoir des impacts conséquents. Par exemple, les
[11:45] Speaker 2: personnes qui travaillent dans la politique, la sécurité, la médecine,
[11:50] Speaker 2: dans la diplomatie, etc. Mais bien sûr, tout le monde
[11:55] Speaker 2: ne va pas être affecté de la même manière face
[11:59] Speaker 2: à la surabondance de choix. Ça dépend vraiment de la
[12:03] Speaker 2: personnalité de chacun ou de chacune. Il y a deux
[12:08] Speaker 2: grands types de personnalités face aux décisions. Le premier type,
[12:13] Speaker 2: ce sont les personnes qui cherchent toujours la solution parfaite.
[12:17] Speaker 2: Les personnes qui vont aller dans un restaurant, lire toutes
[12:21] Speaker 2: les options disponibles dans le menu, comparer entre différentes options,
[12:25] Speaker 2: hésiter jusqu'à la dernière minute et avoir peur de regretter
[12:30] Speaker 2: son choix après. Et il y a l'autre type, les
[12:35] Speaker 2: personnes qui ne cherchent pas forcément l'option parfaite, mais simplement
[12:40] Speaker 2: l'option suffisamment bonne. Ces personnes-là se mettent généralement moins la pression,
[12:46] Speaker 2: elles décident plus rapidement et ont moins tendance à regretter.
[12:52] Speaker 2: Les personnes qui sont du premier type ressentent régulièrement du stress,
[12:57] Speaker 2: du doute et de l'anxiété face à trop de choix
[13:01] Speaker 2: et trop de décisions à prendre. Et ces personnes sont
[13:05] Speaker 2: généralement moins satisfaites de leur choix. Le choix peut donc
[13:09] Speaker 2: devenir une véritable source d'anxiété et de frustration. Il y
[13:14] Speaker 2: a souvent cette sensation de regret après, cette idée qu'il
[13:18] Speaker 2: y avait un meilleur choix à faire. En français, on
[13:21] Speaker 2: a une expression pour ça. L'herbe est toujours plus verte ailleurs. L'herbe,
[13:28] Speaker 2: c'est cette végétation qu'on a dans un jardin, dans un
[13:31] Speaker 2: parc ou dans une forêt. En anglais, on dit grass.
[13:36] Speaker 2: L'herbe est toujours plus verte ailleurs. Ailleurs, ça signifie un
[13:41] Speaker 2: autre endroit. Somewhere else. Donc l'herbe est toujours plus verte ailleurs,
[13:47] Speaker 2: c'est une expression qui exprime l'idée qu'il y a toujours
[13:52] Speaker 2: mieux ailleurs. La surabondance de choix, en plus de cette
[13:57] Speaker 2: sensation de regret, elle peut provoquer une sensation de paralysie.
[14:03] Speaker 2: On connaît toutes et tous cette situation. On est face
[14:07] Speaker 2: à tellement de choix qu'on ne peut pas se décider.
[14:11] Speaker 2: On a peur de ne pas faire le bon choix,
[14:14] Speaker 2: de commettre des erreurs. et on est comme paralysé. Et
[14:19] Speaker 2: au final, on procrastine, on reporte à plus tard, to postpone,
[14:24] Speaker 2: on reporte à plus tard, et tout ça, ça crée
[14:28] Speaker 2: encore plus de stress. Comme dit le psychologue américain Barry Schwartz,
[14:34] Speaker 2: un paradis de choix devient un enfer de liberté. Le paradis,
[14:41] Speaker 2: vous comprenez. L'enfer, c'est le contraire du paradis. Le paradis
[14:47] Speaker 2: est l'enfer. Donc selon le psychologue Barry Schwartz, un paradis
[14:52] Speaker 2: de choix devient un enfer de liberté. Barry Schwartz, il
[14:56] Speaker 2: a écrit un livre où il développe sa théorie du
[15:00] Speaker 2: paradoxe du choix. Une théorie qui dit que trop de
[15:05] Speaker 2: liberté de choix peut avoir des effets négatifs sur notre bien-être.
[15:11] Speaker 2: Sa théorie défend l'idée que, contrairement à ce qu'on pourrait croire,
[15:17] Speaker 2: vivre dans des sociétés où les possibilités sont infinies, c'est
[15:22] Speaker 2: augmenter nos chances d'être insatisfaits et plus stressés. Vous comprenez
[15:28] Speaker 2: le bien-être? Le contraire, c'est le mal-être. Le bien-être, il
[15:34] Speaker 2: peut être physique ou psychique. On a une sensation de
[15:38] Speaker 2: bien-être quand on se sent bien dans son corps ou
[15:42] Speaker 2: dans son esprit. L'esprit, c'est the mind. L'esprit. En anglais,
[15:47] Speaker 2: le bien-être, c'est well-being. Et insatisfait, c'est le contraire de satisfait. Insatisfait, satisfait.
[15:57] Speaker 2: Je répète, Barry Schwartz a écrit un livre où il
[16:00] Speaker 2: développe sa théorie du paradoxe du choix. Une théorie qui
[16:04] Speaker 2: dit que trop de liberté de choix peut avoir des
[16:07] Speaker 2: effets négatifs sur notre bien-être. Sa théorie défend que, contrairement
[16:13] Speaker 2: à ce qu'on pourrait croire, vivre dans des sociétés où
[16:16] Speaker 2: les possibilités sont infinies, c'est augmenter nos chances d'être insatisfaits
[16:22] Speaker 2: et plus stressés. C'est quelque chose qu'on observe beaucoup dans
[16:28] Speaker 2: les relations amoureuses aussi. Il y a une pression énorme
[16:32] Speaker 2: de trouver la personne, the one, la personne, au milieu
[16:36] Speaker 2: d'un nombre infini de candidats et de candidates. Bien sûr
[16:41] Speaker 2: c'est bien de ne plus vivre à une époque où
[16:43] Speaker 2: on ne choisissait pas toujours la personne avec laquelle on
[16:47] Speaker 2: allait se marier ou une époque où le choix était
[16:51] Speaker 2: très limité mais aujourd'hui c'est l'autre extrême et on observe
[16:55] Speaker 2: que dans ce contexte On peut avoir tendance à moins
[17:00] Speaker 2: approfondir ses relations, à moins s'engager et à rester bloqué
[17:06] Speaker 2: sur l'idée qu'il doit y avoir une autre personne qui
[17:09] Speaker 2: nous correspond mieux, qu'il y a toujours un meilleur choix ailleurs.
[17:15] Speaker 2: Dans cette logique, on peut se mettre la pression de
[17:18] Speaker 2: trouver la personne qui va nous correspondre sur tous les points,
[17:22] Speaker 2: ou presque. Comme dit la psychologue Esther Perel,« Aujourd'hui, on
[17:27] Speaker 2: attend d'une seule personne ce qu'on attendait autrefois de tout
[17:32] Speaker 2: un village.» Alors attention,« attendre», comme vous savez, c'est« to wait».
[17:37] Speaker 2: Mais« attendre quelque chose de quelqu'un», c'est dans le sens
[17:41] Speaker 2: de« espérer quelque chose de quelqu'un».« To expect something from someone».«
[17:47] Speaker 2: Attendre quelque chose de quelqu'un». Donc je répète, aujourd'hui, on
[17:52] Speaker 2: attend d'une seule personne ce qu'on attendait autrefois de tout
[17:58] Speaker 2: un village. On a beaucoup plus d'attentes aujourd'hui. Donc avoir
[18:03] Speaker 2: des attentes. Avoir des attentes. Avoir plus d'attentes, c'est une
[18:10] Speaker 2: bonne chose, mais en même temps, on peut se perdre
[18:14] Speaker 2: à toujours chercher la personne idéale au milieu donc d'un
[18:18] Speaker 2: nombre infini de profils, notamment avec les applications de rencontres.
[18:24] Speaker 2: Mais alors comment faire? Comment vivre mieux dans un monde
[18:29] Speaker 2: où on doit faire autant de choix et où les
[18:32] Speaker 2: alternatives sont illimitées? Une première possibilité, c'est donc de réduire
[18:41] Speaker 2: le nombre de décisions à prendre chaque jour. Par exemple,
[18:45] Speaker 2: ça peut paraître simple de choisir chaque jour comment s'habiller,
[18:50] Speaker 2: mais en réalité, ce sont plein de choix à faire
[18:54] Speaker 2: dès le début de la journée. Quel t-shirt porter? Quel pull?
[19:00] Speaker 2: Quel pantalon? Jupe? Robe? Quel veste? Quel bijou? Les bijoux
[19:05] Speaker 2: c'est jewelry. Les bijoux. Quel bijou? Quelle chaussette? Quelle chaussure?
[19:10] Speaker 2: Quel sac? Etc. Il y a plusieurs personnalités qui sont
[19:15] Speaker 2: connues pour s'habiller souvent de la même manière. Alors attention ici,
[19:19] Speaker 2: quand on dit personnalité, c'est dans le sens de personnes célèbres.
[19:24] Speaker 2: Je répète, il y a plusieurs personnalités qui sont connues
[19:28] Speaker 2: pour s'habiller souvent de la même manière dans l'objectif de
[19:32] Speaker 2: libérer de l'énergie mentale pour des choses plus importantes. Des
[19:37] Speaker 2: personnalités comme Albert Einstein, Steve Jobs ou Barack Obama. Dans
[19:43] Speaker 2: une interview, Barack Obama avait déclaré à ce sujet« Je
[19:47] Speaker 2: ne porte que des costumes bleus ou gris. J'essaye de
[19:51] Speaker 2: réduire au minimum le nombre de décisions à prendre». Après,
[19:58] Speaker 2: on n'a pas forcément envie de s'habiller tous les jours
[20:01] Speaker 2: de la même manière, mais on peut quand même faciliter
[20:05] Speaker 2: ce processus avec le deuxième point. Limitez ces options. Ce
[20:12] Speaker 2: qui fait que ça peut être compliqué tous les matins
[20:15] Speaker 2: de décider comment s'habiller, c'est si on a beaucoup de choix.
[20:20] Speaker 2: Par exemple, si vous ouvrez votre armoire, une armoire c'est
[20:24] Speaker 2: un cupboard, si vous ouvrez votre armoire et qu'il y
[20:27] Speaker 2: a plein de pantalons, de jupes, robes, t-shirts, vestes, ça
[20:32] Speaker 2: peut créer tous les matins un petit stress de« qu'est-ce
[20:36] Speaker 2: que je choisis dans tout ça?» Une solution pour ça,
[20:40] Speaker 2: c'est donc de réduire sa quantité de vêtements. Avoir moins
[20:45] Speaker 2: de vêtements, moins d'options entre lesquelles choisir. Ne pas acheter
[20:50] Speaker 2: trop de vêtements. Cette méthode permet aussi d'être dans une
[20:55] Speaker 2: logique de moins de quantité, plus de qualité. Et pareil
[21:00] Speaker 2: pour les autres produits. Par exemple, avoir moins de produits
[21:05] Speaker 2: de beauté ou de produits cosmétiques, mais acheter de la
[21:09] Speaker 2: meilleure qualité et ne pas toujours chercher la nouveauté. Dans
[21:18] Speaker 2: l'idée de réduire sa quantité de vêtements, il y a
[21:21] Speaker 2: déjà ce concept d'adapter son environnement. Vivre dans un environnement
[21:27] Speaker 2: où il y a moins de choses, c'est limiter ses
[21:31] Speaker 2: options et donc faciliter ses prises de décisions. Par exemple,
[21:36] Speaker 2: on peut adapter son environnement en réduisant notre quantité de vêtements, bijoux, accessoires,
[21:44] Speaker 2: produits de beauté comme je disais. On n'est pas obligé
[21:48] Speaker 2: de devenir minimaliste, mais on peut trouver un meilleur équilibre,
[21:53] Speaker 2: une meilleure balance. Et adapter son environnement, ça concerne aussi
[21:59] Speaker 2: l'environnement où on va. Par exemple, privilégier des restaurants où
[22:04] Speaker 2: le menu est plus petit. C'est souvent une preuve de
[22:07] Speaker 2: qualité aussi. Aller dans un restaurant où on propose donc
[22:11] Speaker 2: juste quelques plats. Faire ses courses dans des plus petits
[22:15] Speaker 2: magasins si on a la possibilité de le faire. En plus,
[22:19] Speaker 2: ça nous permet de soutenir les petits commerces. Les gros
[22:23] Speaker 2: supermarchés peuvent être un endroit très stressant. Énormément de choix,
[22:28] Speaker 2: beaucoup de gens, de bruit. Le bruit, c'est noise, de bruit,
[22:33] Speaker 2: la queue à la caisse, des employés pas toujours très épanouis.
[22:42] Speaker 2: C'est difficile de trouver du plaisir dans le fait de
[22:45] Speaker 2: faire ses courses dans ces conditions, alors que c'est quelque
[22:49] Speaker 2: chose qu'on doit faire régulièrement. Personnellement, depuis des années, je
[22:53] Speaker 2: fais mes courses dans des petits magasins et quand je
[22:56] Speaker 2: retourne dans un grand supermarché, je trouve ça toujours très fatigant.
[23:01] Speaker 2: Et pareil pour les magasins de vêtements. On peut éviter,
[23:05] Speaker 2: éviter to avoid, on peut éviter les magasins de fast
[23:09] Speaker 2: fashion où il y a énormément de choix par exemple.
[23:14] Speaker 2: Développer des routines. Développer des routines, ça peut aider à
[23:19] Speaker 2: créer des habitudes et à réduire donc la prise de
[23:22] Speaker 2: décision au quotidien. Par exemple, pour le petit déjeuner, pour
[23:27] Speaker 2: les personnes qui en prennent, on peut faire le choix
[23:29] Speaker 2: d'avoir un petit déjeuner assez similaire tous les jours pour
[23:34] Speaker 2: éviter de se confronter à trop de choix. Après, c'est
[23:38] Speaker 2: important de garder de la diversité, donc de varier un
[23:42] Speaker 2: peu les ingrédients. Et on peut avoir une routine un
[23:46] Speaker 2: peu fixe le matin et le soir. Par exemple, le matin,
[23:50] Speaker 2: avoir pour routine de prendre son petit déjeuner, faire un
[23:54] Speaker 2: peu d'exercice, de workout, d'exercice, lire un livre, répondre à
[23:59] Speaker 2: ses mails, etc. Je dis ça, mais pour moi, c'est
[24:02] Speaker 2: un véritable challenge d'avoir une routine fixe. Prendre les décisions
[24:09] Speaker 2: les plus importantes en début de journée. En début de journée,
[24:15] Speaker 2: on a généralement plus d'énergie, donc on est plus capable
[24:19] Speaker 2: de prendre des bonnes décisions. Ce qui peut être dangereux,
[24:22] Speaker 2: c'est quand on prend des décisions importantes en fin de journée,
[24:27] Speaker 2: quand on est fatigué et qu'on a déjà pris plein
[24:30] Speaker 2: de décisions. En faisant mes recherches, j'ai écouté l'interview d'un
[24:34] Speaker 2: psychologue qui conseillait, conseillait to advise, qui conseillait de ne
[24:40] Speaker 2: surtout pas scroller Instagram, TikTok ou autre le matin. Pour lui,
[24:45] Speaker 2: scroller dès le matin, c'est gâcher, to waste, c'est gâcher
[24:50] Speaker 2: le moment où on a le plus d'énergie. Le moment
[24:54] Speaker 2: où notre cerveau a plus d'énergie pour fournir l'effort nécessaire
[24:59] Speaker 2: au moment de prendre des décisions. Adoptez le réflexe de
[25:03] Speaker 2: la to-do list. Personnellement, j'ai souvent plusieurs projets en parallèle
[25:08] Speaker 2: et j'aime bien sentir que j'ai accompli beaucoup de choses
[25:12] Speaker 2: dans une journée. Mais parfois, j'avais ce problème de« je
[25:16] Speaker 2: ne sais pas par où commencer». Je procrastine et je
[25:19] Speaker 2: passe plus de temps à choisir ce que j'ai envie
[25:23] Speaker 2: de faire ou sur quoi j'ai envie de travailler plutôt
[25:27] Speaker 2: que de vraiment accomplir des choses. plutôt que« rather than».
[25:31] Speaker 2: Donc je procrastine, je passe plus de temps à choisir
[25:35] Speaker 2: ce que j'ai envie de faire ou sur quoi j'ai
[25:37] Speaker 2: envie de travailler plutôt que de vraiment accomplir des choses.
[25:42] Speaker 2: Ce qui peut aider là, c'est de faire une to-do
[25:44] Speaker 2: liste précise le matin ou la veille. La veille, c'est
[25:48] Speaker 2: le jour d'avant. Et comme ça, on sait tout de
[25:51] Speaker 2: suite quoi faire. On n'a pas besoin d'hésiter. Notre programme
[25:55] Speaker 2: est déjà fait. Après, c'est bien de se garder la
[25:58] Speaker 2: possibilité d'improviser dedans, de rester spontané. Et c'est important d'éviter
[26:04] Speaker 2: de faire des to-do listes trop ambitieuses pour éviter un
[26:09] Speaker 2: stress qui n'est pas nécessaire. Ne pas chercher le choix parfait.
[26:15] Speaker 2: En français, on a une expression que j'aime beaucoup qui
[26:18] Speaker 2: dit« le mieux est l'ennemi du bien». Cette expression, elle
[26:28] Speaker 2: illustre parfaitement cette idée de se satisfaire de ce qu'on
[26:32] Speaker 2: a plutôt que de toujours chercher quelque chose de mieux.
[26:37] Speaker 2: À toujours chercher la meilleure option, à scroller à l'infini
[26:42] Speaker 2: sur des sites de shopping, sur des applis de rencontres,
[26:46] Speaker 2: sur des sites de streaming. On perd énormément de temps,
[26:50] Speaker 2: d'énergie et on perd le plaisir de prendre des décisions
[26:55] Speaker 2: avec spontanéité. Spontanéité, c'est pas facile. Donc on perd le
[27:00] Speaker 2: plaisir de prendre des décisions avec spontanéité. Ça peut être
[27:04] Speaker 2: très satisfaisant de juste entrer dans un restaurant et choisir
[27:09] Speaker 2: le premier plat qui nous donne envie, plutôt que de
[27:12] Speaker 2: lire tout le menu. Ou par exemple, mettre le premier
[27:16] Speaker 2: film qui nous donne envie, plutôt que de parcourir tout
[27:21] Speaker 2: le catalogue sur notre plateforme de streaming. Ou décider de
[27:25] Speaker 2: partir à la première destination de vacances qui nous donne envie.
[27:30] Speaker 2: Avec un ami, quand on hésitait entre deux choix, on
[27:34] Speaker 2: tirait à pile ou face. C'est quoi tirer à pile
[27:37] Speaker 2: ou face? Pour tirer à pile ou face, on a
[27:40] Speaker 2: besoin d'une pièce. Pour payer en cash, on peut payer
[27:44] Speaker 2: avec des billets et des pièces. En France, on a
[27:47] Speaker 2: des pièces de 1 euro, 2 euros, 50 centimes, etc. Une pièce en
[27:53] Speaker 2: anglais donc, a coin. Une pièce. Une pièce a toujours
[27:57] Speaker 2: deux côtés. En français, ces deux côtés, on les appelle
[28:01] Speaker 2: pile et face. Face, c'est le côté où il y
[28:05] Speaker 2: a un portrait ou un dessin. Et pile, c'est le
[28:09] Speaker 2: côté où est écrit le chiffre qui indique le montant
[28:13] Speaker 2: de la pièce. 1 pour 1 euro, 2 pour 2 euros, etc. Et
[28:19] Speaker 2: donc par exemple avec mon ami, si on hésitait entre
[28:22] Speaker 2: regarder le film Parasite ou le film Little Miss Sunshine,
[28:27] Speaker 2: on prenait une pièce, on décidait si c'est pile, on
[28:31] Speaker 2: regarde Parasite, si c'est face, on regarde Little Miss Sunshine.
[28:36] Speaker 2: On tirait la pièce et comme ça, le hasard décidait
[28:39] Speaker 2: pour nous. Voilà, c'est un sujet assez important quand même
[28:43] Speaker 2: qui nous concerne toutes et tous. C'est une véritable problématique
[28:47] Speaker 2: dans nos sociétés modernes, même si on le vit souvent inconsciemment.
[28:53] Speaker 2: Mais les impacts sur notre santé mentale sont réels. D'où
[28:58] Speaker 2: l'importance de se protéger, d'essayer de prendre des habitudes, des
[29:03] Speaker 2: réflexes qui peuvent nous aider à améliorer notre santé mentale
[29:08] Speaker 2: et notre qualité de vie. Comme toujours, j'espère que vous
[29:12] Speaker 2: avez bien aimé cet épisode. Merci à toutes les personnes
[29:16] Speaker 2: qui me soutiennent sur Patreon. Sans vous, ce serait impossible
[29:20] Speaker 2: de continuer ce podcast. Je vous dis à très bientôt.
[29:24] Speaker 2: Ciao ciao!

Shows are listed from Apple Podcasts' charts and directory, and Podcast Index where it is used. Every show and episode belongs to its publisher and plays from the publisher's own feed; this site hosts none of them.
