# 👥161 - Avec Claire : Vendée, Chili, enfants et couple multiculturel

An episode of [impolyglot | French Podcast](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1435731963), 22 Jul 2025, 53 min.

Audio: https://anchor.fm/s/6aa8718/podcast/play/105828352/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-6-22%2F404331323-44100-2-4adb73197eb8c.m4a

📲 https://linktr.ee/impolyglot Aujourd'hui, je reçois Claire, une jeune maman de deux enfants qui vont la même école que mes enfants. On a beaucoup de points en commun et on discute de nos parcours à l'étranger, de nos enfants élevés dans un environnement multiculturel etc. Bonne écoute ! --- MY FAVORITES 🎥 DJI Osmo Pocket 3: https://amzn.to/45CaMU2 🎥 DJI Osmo Action 5 Pro: https://amzn.to/4oEeGEr 🎙️ DJI Mic: https://amzn.to/419anXM 🎙️ Micro Shure MV7+: https://amzn.to/4lut0N8 🎙️ Focusrite Scarlett 2i2: https://amzn.to/4mhOjCJ 💻 MacBook Pro: https://amzn.to/4lEt2lO 📖 Kindle Paperwhite: https://amzn.to/4lsuibu --- MY PODCASTS 🎙️impolyglot: https://pod.link/1435731963 A French podcast for upper intermediate learners and native speakers that explores language acquisition and other fun topics, with occasional guests. 🎙️Le BroCast: https://pod.link/1623307432 A podcast with my best friend Quentin, where we chat at a normal speed about everything we enjoy. For advanced learners and native speakers. --- WHO AM I I'm Lionel, a polyglot who helps language learners through my podcast impolyglot, digital courses, and content on YouTube, my newsletter, and Patreon. I also co-host the podcast Le BroCast. --- GET IN TOUCH If you’d like to talk, I’d love to hear from you. You can contact me here: lionel@impolyglot.com PS: Some links in this description are affiliate links that I get a kickback from

## Transcript

[0:00] Et. Bien salut tout le monde, on est
[0:13] de retour sur le podcast time polyglotte.
[0:15] J'espère que vous allez tous très bien avant de commencer
[0:18] l'épisode d'aujourd'hui, je vous rappelle que j'ai lancé mon
[0:20] cours sur comment passer le fameux plateau intermédiaire
[0:23] pour apprendre une langue et vraiment aller dans l'expertise
[0:26] de la langue. C'est vraiment un cours dont je
[0:28] suis extrêmement fier. Vous avez vraiment toutes mes
[0:31] astuces, toute ma méthodologie dans les moindres détails.
[0:34] Vous avez un chat pour communiquer directement avec
[0:37] moi. Bref, c'est vraiment tout ce que
[0:38] je sais sur l'apprentissage d'une langue et je pense que
[0:41] franchement c'est le meilleur service que je propose
[0:43] actuellement. Voilà sinon vous pouvez aussi
[0:45] prendre des cours avec moi. Vous avez tous les liens dans la
[0:47] description de l'épisode et je précise que l'épisode
[0:50] d'aujourd'hui ça va être un épisode peut être un peu plus
[0:53] compliqué à la compréhension de certains.
[0:56] Tout simplement parce que c'est un un entretien avec une maman
[1:00] de la classe de mon école qui vient d'une région que je
[1:03] connais très bien en France. Donc elle est française et donc
[1:06] on a une conversation. Finalement dans cet épisode,
[1:09] c'est une conversation plutôt naturelle, plutôt normale parce
[1:12] que je refuse, si vous voulez, d'avoir à dire à à mes invités.
[1:18] De s'adapter pour les apprenants de langues.
[1:20] Je pense que là c'est vraiment une conversation qui représente
[1:23] une conversation normale entre 2 francophones et on ne fait aucun
[1:27] effort vraiment pour parler on va dire d'une manière un peu
[1:30] différente, un peu adaptée aux apprenants de langues.
[1:32] Moi je veux vraiment du contenu authentique et c'est ce que vous
[1:36] allez entendre dans cet épisode. Alors pour ceux qui écoutent que
[1:39] IM Polyglotte et pas mon autre podcast, le broadcast.
[1:43] Peut être que cet épisode va vous sembler un peu compliqué,
[1:46] c'est normal, ne vous inquiétez pas, continuez de l'écouter.
[1:48] Écoutez le peut être 2*3 fois j'en sais rien mais vous allez
[1:52] voir que petit à petit vous allez vous adapter.
[1:54] Vous allez votre cerveau va réussir à à bien s'adapter à la
[1:58] manière dont claire, l'invité du jour parle.
[2:01] Parce que moi évidemment vous êtes habitué à ma façon de
[2:03] parler, donc ce sera quand même un peu plus facile de m'écouter
[2:05] moi que claire. Voilà.
[2:07] En tout cas j'espère que ce contenu vous plaît.
[2:10] J'ai l'intention d'en faire d'autres, des interviews comme
[2:12] ça. J'avais déjà fait un épisode en
[2:13] collaboration avec Hugo de in Or french.
[2:16] Bon bah là voilà vous avez une autre un autre épisode de type
[2:19] interview. Un petit peu de type plutôt
[2:21] conversation on. Va dire bon claire, merci de
[2:26] nous retrouver sur le podcast comment vas tu ?
[2:28] Ça va, merci, merci de m'inviter.
[2:30] Bah écoute c'est très cool. Alors pour pour faire un petit
[2:32] peu le topo, qui est claire, qui es tu ?
[2:35] D'où est ce que ? D'où est ce qu'on se connait ?
[2:36] On se. Connait parce que on est tous
[2:38] les 2 parents. Toi tu es papa de d'un Léo, moi
[2:41] je suis maman du d'un Valentino et on s'est rencontré à l'école,
[2:44] on met nos enfants dans la même classe.
[2:46] Exact et donc coïncidence parce que du coup c'est vrai que quand
[2:50] on a été le jour des portes ouvertes finalement de de
[2:54] l'école, enfin c'était pas les portes ouvertes, mais c'était
[2:56] pour rencontrer la prof. C'est vrai que j'entends
[2:59] quelqu'un derrière moi qui parle un petit peu français et donc
[3:01] coïncidence, tu peux nous dire un petit peu d'où tu viens ?
[3:03] Ah oui donc moi je viens de la Vendée et je passe beaucoup de
[3:07] temps sur la côte, Donc Saint Gilles Croix de vie et je crois
[3:11] que c'est là où on a trouvé notre point commun.
[3:13] Exact en fait Saint Gilles croix de vie je connais bien, donc
[3:18] ceux qui écoutent le podcast depuis longtemps le savent.
[3:20] En fait j'ai beaucoup passé mes étés moi à Saint Jean de monts,
[3:23] donc la Vendée je je connais bien Saint Gilles, j'y allais
[3:27] assez régulièrement, Saint Gilles, Noirmoutier, Saint Jean
[3:30] de monts, Tu vois on faisait beaucoup ça les Sables d'Olonne
[3:32] un petit peu et donc ouais ouais la Vendée c'est c'est peut être
[3:36] l'endroit que je connais le mieux après après la région
[3:39] Centre en France quoi. Non, c'est une belle région à
[3:42] visiter. T'es ?
[3:43] T'es ? T'as toujours de la famille
[3:44] là-bas, t'es pas ? En retour, moi je j'y retourne
[3:47] plusieurs fois par an voir les papas, pas maman, ma sœur.
[3:51] Ta sœur est aussi est restée. Là-bas, ouais, elle est restée.
[3:53] Là-bas OK, c'est une petite sœur, une grande sœur.
[3:54] Jumelle, on essaie une. Jumelle, OK, je me rappelle pas
[3:57] de ça, d'accord ? OK, très bien donc.
[3:58] On est très proche hein, on a des liens très forts.
[4:02] Donc oui, il faut se revoir. Il faut entretenir le lien et.
[4:06] Je voyage souvent pour aller les voir.
[4:07] Oui alors du coup, bah ça m'amène un petit peu à ce
[4:09] premier point parce que évidemment, on va essayer de
[4:11] parler aujourd'hui de tout ce qui est un petit peu
[4:14] linguistique, culturel, voyage, tes expériences, et cetera.
[4:19] Tu peux nous nous dire un petit peu ce que t'as fait déjà comme
[4:23] parcours scolaire. Si c'était dans les alentours
[4:26] justement de la Vendée, peut être où t'as peut être pour les
[4:28] pour les études t'as dû bouger ou.
[4:30] Oui Ben alors, dès mes 18 ans, après mon bac, je suis partie de
[4:33] la maison, j'ai fait une prépa à Versailles.
[4:36] OK. Ah à Versailles.
[4:37] Cool. Ouais, je.
[4:38] Mon père travaillait à Versailles.
[4:39] Ah oui, je suis né à Vélizy Villacoublay, moi.
[4:41] Ah oui, Ben c'était la prépa était à côté de Viroflay.
[4:44] D'accord, OK, je connais bien, c'était à côté, je connais très
[4:46] bien. Pendant 2 ans, donc 2 années de
[4:49] dur labeur hein. Très très compliqué.
[4:51] Et ensuite c'est un petit peu le sort du hasard, c'est à dire que
[4:53] on fait des concours et puis c'est l'école qui nous choisit
[4:57] plus ou moins. Donc ça m'a amené à Grenoble.
[5:00] D'accord, Grenoble, une ville que je ne connaissais pas du
[5:03] tout. La première fois que j'ai mis
[5:05] les pieds pour faire les oraux du du concours, je me suis dit
[5:08] que jamais je n'y remettrais les pieds, je ça m'avait pas.
[5:11] Plu. Ça t'a pas plu du tout ?
[5:12] D'accord, OK. Du premier abord comme ça
[5:14] c'était pas une ville qui M attirait mais bon voilà le fait
[5:17] que l'école SN soit quand même une bonne.
[5:21] C'était une bonne motivation quand même.
[5:23] Donc j'ai j'ai y aller, on y va et on va rencontrer.
[5:26] Bah les alentours tu vois la Rhône Alpes, c'est une très
[5:29] belle région, très belle. Région, c'est beau mais ça a.
[5:31] Du coup, c'est ce que j'allais dire, ça a dû vachement te
[5:33] changer quand même de la Vendée, la mer et.
[5:35] Tout ça et c'était l'opposé. Enfin moi, mes parents me
[5:37] disaient, mais claire, mais pourquoi t'as été enfin t'as été
[5:39] au plus loin ? Parce que pour les transports,
[5:41] parce que Paris c'est quand même le centre nerveux quand on prend
[5:44] le train. Mais l'avion, enfin non,
[5:46] Grenoble y a rien, c'est soit t'arrives tu prends l'avion de
[5:48] chez Tu arrives à Lyon, soit tu prends le train mais faut passer
[5:50] par Paris. Ah c'est vrai que ouais et puis
[5:52] c'est loin en fait. On se rend pas compte sur la
[5:54] carte mais c'est loin de faire le trajet Vendée Grenoble
[5:56] c'était 8 9 h. Ah ouais ouais Ouais putain
[5:58] c'est je. L'ai fait une fois en
[5:59] covoiturage. Jeune étudiante, je.
[6:02] Me souviens, c'est c'est drôle parce que du coup j'ai, j'ai mon
[6:04] meilleur ami d'enfance qui lui a sa famille en Bretagne.
[6:07] Ouais, il est plutôt du côté de Lorient.
[6:09] Ses parents, ils habitent sur l'île de Groix.
[6:11] Et et lui du coup, il travaille à Grenoble et il vit à Grenoble
[6:14] depuis quelques années maintenant.
[6:15] Et il a un peu ce même discours de tu vois quand il faut que
[6:18] j'aille voir les parents, tout ça c'est compliqué.
[6:19] Et il aimerait bien se rapprocher du coup de la
[6:21] famille, retourner à Lorient maintenant mais.
[6:24] Mais par contre c'est une belle région.
[6:25] C'est vrai que moi il m'envoie des photos, il a il A la vue sur
[6:28] les sur les montagnes et tout pour tout ce qui est randonnée.
[6:30] Tout ça c'est vraiment une belle région.
[6:31] Quoi ? Oui puis après tu prends goût en
[6:33] fait du premier abord c'est vrai que c'était pas forcément
[6:35] attrayant mais Ben tous les weekends on était parti skier
[6:39] pendant la saison d'hiver. Après bah c'est sûr que la
[6:41] montagne c'est c'est un bol d'air frais.
[6:44] Enfin c'est c'est un très beau cadre, un très beau cadre et
[6:47] finalement bah une découverte de plus et je regrette pas d'être
[6:52] d'être aller passer quelques années à Grenoble c'était très
[6:54] clair est. Ce que c'était la première fois
[6:56] que tu que tu vraiment. Enfin c'était pas vraiment un
[6:59] voyage, mais parce que tu restes en France.
[7:01] Mais c'est la première fois vraiment que tu que tu
[7:02] découvrais de de nouveaux horizons où tu avais déjà voyagé
[7:05] avant avec les parents ou. On a fait beaucoup de voyages,
[7:08] loisirs, vacances avec mes parents, ouais.
[7:10] Beaucoup hein ? On a fait la Tunisie, la
[7:12] Guadeloupe, la République dominicaine, c'est eux qui ont
[7:16] qui nous ont donné le goût de voyer je pense d'accord et ils
[7:19] ont trouvé aussi un un attrait pour qu'on voyage, c'est qu'on
[7:21] était très utile pour eux puisque bah au collège lycée
[7:25] t'apprend les les langues étrangères et donc bah quand on
[7:28] voyageait on est on, on commençait à les aider nos
[7:32] parents pour interagir en espagnol, en anglais, la
[7:35] génération de nos parents sont. Quand même moins à l'aise dans.
[7:39] Les langues surtout en France. Alors on parle évidemment, on
[7:42] parle des français hein, parce que c'est vrai qu'on est, on est
[7:44] les je pense que je sais pas si on a toujours cette cette
[7:48] comment dire cette médaille qui est une très mauvaise médaille,
[7:50] mais on est les pires je pense en Europe et en langues avec les
[7:52] Espagnols. Donc ouais on est on est
[7:55] vraiment mauvais quoi que ce soit pour l'anglais ou pour les
[7:57] autres langues hein. Bah oui voilà c'est la preuve.
[7:59] Donc bah ça nous a fait voyager et c'est bien enfin.
[8:03] Et et du coup j'ai une première question en rapport avec les
[8:04] langues quand même, qui me vient du coup toi, est ce que tu te
[8:06] rappelles quand t'étais ADO, d'avoir cette sensation de quand
[8:11] tu vas à l'école et que tu fais un cours d'anglais ?
[8:12] De de te dire Bah vu que j'ai voyagé un petit peu avec les
[8:15] parents, je vois l'utilité en fait de de faire ça, d'apprendre
[8:18] un peu la langue. Quoi alors la ?
[8:19] Ou alors c'est pas les voyages avec mes parents qui m'ont donné
[8:23] ce déclic. C'est le premier voyage scolaire
[8:25] en Angleterre. D'accord, OK.
[8:28] Et. Et alors je veux pas critiquer
[8:29] le système éducatif français. Donc tu tu peux le faire.
[8:32] Je le fais tous les jours hein, mais.
[8:33] En fait, on a, on avait 3 ans de d'apprentissage de l'anglais.
[8:38] Déjà on allait en à Londres et j'ai atterri dans une famille.
[8:41] Mais je me suis dit, mais c'est pas l'anglais qui parle.
[8:44] Parce que habituée à un accent français, une rapidité, une
[8:48] allocution différente et et un une première désorientée,
[8:52] vraiment ? Au début, je me suis dit Waouh,
[8:53] c'est c'est vrai, c'est on apprend l'anglais ou pas ?
[8:57] Parce que difficile, difficile, hein, quand on est vraiment dans
[8:59] le pays. Et puis c'est vrai qu'en France
[9:01] on a beaucoup. Alors heureusement quand même,
[9:03] c'est en train de changer pour le mieux.
[9:05] Mais c'est vrai que dans l'apprentissage de l'anglais en
[9:08] principalement mais aussi des autres langues, c'était très
[9:11] normal. En tout cas à notre époque.
[9:13] Faut savoir. Donc claire et moi on est, on
[9:15] est presque de la même année à un an près, on est, on est dans
[9:18] la même génération. Et on avait des profs qui
[9:20] n'avaient jamais mis les pieds en Angleterre.
[9:22] On avait des profs d'Anglais qui n'ont qui n'avaient jamais
[9:24] voyagé dans un pays anglophone. Moi moi, la première fois que
[9:27] j'avais entendu ça, j'étais au lycée et ma prof je savais que
[9:30] elle, elle avait moins d'expérience que la plupart des
[9:33] gens dans la salle. Tu vois en terme de voyage dans
[9:36] les pays anglophones et je me disais c'est pas possible que tu
[9:38] sois prof d'anglais, que tu enseignes la langue et que tu
[9:41] n'aies pas mis les pieds dans un pays anglophone.
[9:43] Mais en France c'était très normal.
[9:44] Et bon je passe les les manuels scolaires où ils ils
[9:49] t'enseignent l'anglais en utilisant le français pour
[9:51] t'expliquer la grammaire. Enfin.
[9:52] Y a tellement de choses qui ne vont pas dans le dans la méthode
[9:56] mais bon du coup toi t'as tout de suite vu effectivement les
[9:59] bah le les les défauts de de cette.
[10:01] Méthode voilà et et ce besoin de voyager pour.
[10:03] Bah non en fait si je veux vraiment apprendre l'anglais ou
[10:06] l'espagnol, bah c'est pas l'école.
[10:07] Enfin l'école va me donner les bases et et mais derrière il va
[10:11] falloir aussi submerger. Complètement dans la, dans la
[10:15] culture, dans dans la langue pour un progresser et 2 bien
[10:18] progresser, c'est à dire c'est ça bien apprendre quoi ?
[10:21] Ouais c'est sûr. Et et du coup comment dire moi ?
[10:24] Parce que enfin je reviens sur ton, sur ton expérience, que toi
[10:26] c'était assez tôt que tu as réalisé ça.
[10:28] Du coup c'était quand que tu as fait ton premier voyage scolaire
[10:30] avec ? En 5e ?
[10:31] En 5e. Donc toi tu as tu as découvert
[10:33] ça assez tôt ? Moi j'ai découvert ça très tard
[10:36] parce que moi j'ai fait des études de phylologie anglais à
[10:38] l'université. Et donc après ma licence donc
[10:41] j'avais j'avais quoi ? J'avais 22 ans, un truc comme
[10:44] ça. C'est là que je suis parti vivre
[10:46] aux États-Unis. Et moi j'ai eu cette désillusion
[10:48] après avoir fait une licence d'Anglais tu vois ?
[10:51] Du coup ? Imagine la frustration, imagine
[10:54] le le le le vraiment le le l'ambiance quoi.
[10:57] Quand tu arrives là-bas et tu te dis bah en fait j'ai des bonnes
[11:00] notes, j'ai fait une licence d'Anglais, je suis capable de
[11:02] faire des dissertations sur Shakespeare.
[11:04] Et en fait au final t'arrives là-bas et tu sais pas parler
[11:06] quoi et ou mal en tout cas. Donc ouais c'est vrai que c'est
[11:10] là que tu te rends compte que bah y a un truc qui va pas quoi.
[11:13] Donc ouais c'est ça OK donc t'as fait tes études un petit peu
[11:15] donc t'as fait ta prépa à Grenoble ?
[11:17] Ma prépa à Versailles, mon école de commerce à Grenoble, mais du
[11:20] coup, j'ai fait un double diplôme qui m'a amenée à
[11:22] Londres, donc j'ai fait une année à Grenoble, une année à
[11:25] Londres. D'accord ?
[11:27] Et ensuite une année à Paris en césure, commencer à travailler
[11:31] d'accord pour découvrir le monde du travail.
[11:33] Et ensuite 6 mois au Chili dans un dans le cadre de des études
[11:37] encore avec en faisant un échange universitaire.
[11:39] D'accord, et à ce moment-là tu parlais donc tu parlais bien
[11:42] anglais mais tu parlais un peu espagnol.
[11:43] Aussi, oui, carrément. Tu parlais bien espagnol aussi,
[11:45] très très. J'étais même déjà plus à l'aise
[11:47] en espagnol qu'en anglais. Bon après Londres, forcément ça
[11:50] ça fait un boost. Oui mais j'ai on va dire côté
[11:54] cœur, c'est vraiment une langue qui m'a toujours.
[11:57] Plus. D'accord ?
[11:58] Et qui a été toujours très facile.
[12:01] Bah c'est vrai que déjà c'est une langue latine qui est assez
[12:03] proche du Français. Donc oui il y a quand même plus
[12:05] de similitudes, mais c'est rare quand même.
[12:06] Je pense en France que parce que du coup c'est la LV 3, la langue
[12:10] vivante 3, l'espagnol ou ou l'allemand en général c'est ça
[12:13] l'espagnol ou allemand ? La LV 2 c'est l'anglais du coup.
[12:16] LV un, LV un. Ah du coup du coup Ouais pardon
[12:19] je me trompe, t'as la langue maternelle ?
[12:21] T'as la langue maternelle, t'as la LV un c'est l'anglais et la
[12:23] LV 2 excuse moi c'est espagnol. Ou j'ai fait une LV 3 russe ?
[12:27] T'as fait une LV 3 Russe t'as encore des restes ou pas il ?
[12:29] Y a il y a mon goût comme valide de pas lui qui.
[12:32] Oh OKOK d'accord, OK, un petit peu d'accord, très bien.
[12:36] Et donc du coup donc ton expérience à Londres ça s'est
[12:40] bien passé ? T'es t'es ?
[12:42] T'es ? Très très studieuse, beaucoup,
[12:43] beaucoup de travail. Donc t'as pas t'as pas trop eu
[12:47] cette expérience de de de comment dire de de voyage cool
[12:52] quoi. Enfin c'était vraiment tu
[12:53] travaillais ? Quoi ?
[12:54] Et en plus, dans une coloc, moi je me suis dit non, je me mets
[12:57] pas avec mes amis en coloc, je vais aller dans une coloc
[13:02] inconnu pour justement encore mieux.
[13:06] Pas de chance que des Français dans cette coloc, ça c'est.
[13:08] Un des trucs tu sais on parce que du coup moi on on me parle
[13:12] beaucoup de ça, on me pose beaucoup la question, Lionel,
[13:14] est ce que je dois aller vivre dans le pays pour continuer à
[13:16] progresser, et cetera, et en fait en général je dis non,
[13:19] c'est pas obligatoire. Évidemment l'immersion ça va
[13:22] être quelque chose qui va te faciliter les choses, mais tu
[13:25] peux en fait maintenant, surtout maintenant avec Internet tu peux
[13:27] créer une immersion un peu fictive chez toi.
[13:31] Évidemment si tu peux aller dans le pays, super vas y.
[13:34] Tu seras en contact de la culture directement.
[13:36] Tu vas rencontrer des gens et tout.
[13:37] C'est super. Mais c'est vrai qu'il y a
[13:38] beaucoup de personnes qui font ça et qui, consciemment ou
[13:43] inconsciemment, font l'erreur de se retrouver dans un groupe
[13:45] d'expat. Et ils parlent leur langue
[13:47] maternelle en fait. Tu vois alors que là, moi
[13:49] c'était justement je, je voulais éviter ça et je suis tombée dans
[13:52] les dans les travers. Alors après le les études ont
[13:54] fait que tout était en anglais. Enfin comme toi hein, il a fallu
[13:57] étudier le droit international, le marketing, la finance, enfin
[14:00] tout ce que tu veux. Donc c'était quand même très
[14:02] intense pour la langue et. Et oui non, j'ai quand même
[14:05] appris tous les toutes les interactions de groupe avec
[14:08] beaucoup de travaux de groupe. Avec des des gens du monde
[14:11] entier. Donc l'anglais on l'a quand même
[14:13] bien pratiqué. Oui sur cette année-là.
[14:15] Bien sûr bien sûr. Et donc du coup après le Chili,
[14:19] c'est parce que tu as eu le choix entre plusieurs zones
[14:21] hispaniques ou c'est parce que tu as eu cette opportunité à
[14:23] Chili ou c'était voulu ou ? Alors moi j'ai toujours été
[14:26] bonne élève, j'étais très bien classée et le choix des écoles
[14:29] était déterminé par ton classement.
[14:31] Voilà donc j'étais. C'était encore l'époque de la
[14:33] méritocratie un peu. Je sais pas, mais en tout cas
[14:35] j'étais dans les enfin de très bonnes positions pour dire
[14:37] voilà, si tu choisis une école, à mon avis on va te la donner
[14:39] puisque tu es dans les premières.
[14:40] D'accord, donc j'avais par côté un peu élitiste et aussi très
[14:45] très ambitieuse. J'avais postulé pour Yale
[14:48] University aux États-Unis en premier choix.
[14:52] Mais encore je pense que c'est la raison là qui m'appelle à
[14:54] voilà le côté studieux et en 2e choix je me suis dit bon et là
[14:58] c'est le coeur qui m'a appelé en disant non mais sinon ce qui
[15:01] serait bien aussi c'est d'aller en Amérique latine, dans un pays
[15:03] qui soit assez sûr. Et parler espagnol parce que,
[15:06] enfin, vraiment, je préfère parler espagnol en anglais.
[15:08] D'accord. Donc j'avais postulé pour le
[15:10] Chili et la personne juste avant moi, parce que comme c'était des
[15:13] universités très très très très élitistes et très convoitées,
[15:19] c'était la. La personne juste avant moi a
[15:21] pris le l'école University. Ah donc du coup Tu t'es retrouvé
[15:24] avec ton 2e choix quoi ? Voilà OK donc c'était le le le
[15:27] hasard, mais le hasard fait bien les choses.
[15:29] Bon hasard finalement c'est ce que tu voulais ?
[15:30] Finalement, et en fait à la fin, en sortant de bah de ces
[15:32] sélections là, c'était un grand amphithéâtre à l'école.
[15:35] Je me souviens, mais limite j'étais contente quoi.
[15:37] J'étais contente que le sort m'ait donné ce ce choix
[15:41] finalement. Ouais parce que au final,
[15:43] c'était le choix du cœur quoi. Maintenant, avec le recul,
[15:45] c'est. Et du coup, t'as toujours été
[15:47] amoureuse de de l'espagnol mais. Mais c'était ta ta première
[15:51] expérience dans un pays hispanique ?
[15:54] On. Parlait de lui, en tout cas de
[15:56] long, de longue durée. Oui, après après, on avait fait
[15:58] une première immersion en étant au lycée et et là encore une
[16:01] fois, c'est ce qui m'avait fait le boost pour aimer en sa langue
[16:04] un échange. Pas loin de Barcelone.
[16:07] Et donc enfin c'était la première, vraiment le la
[16:10] première fois que je côtoyais la la culture espagnole, c'était au
[16:14] lycée et ensuite effectivement ça a été au Chili pendant.
[16:18] Bah 5 mois plus longue durée, loin, très très loin.
[16:23] Parce que là, au lycée, c'était une semaine, c'était voilà,
[16:26] c'était plus court. Comment ?
[16:27] Comment ta famille a vécu ça ? De le fait que tu partes.
[16:31] Du coup Grenoble, Londres, Paris, Chili.
[16:35] Enfin c'est de plus en plus loin.
[16:36] Presque tu. Vois ma mère surtout qui est
[16:40] très mère poule, elle comprend pas, elle comprend pas.
[16:43] Même encore aujourd'hui, elle a un peu ce.
[16:46] Aujourd'hui elle accepte pas que j'ai décidé de faire ma vie en
[16:49] Espagne. OK d'accord Ben elle me elle me
[16:51] le dit Pas comme ça mais je. Le oui mais tu le sais ouais.
[16:54] Donc non pourquoi encore aller encore plus loin, encore plus
[16:57] loin ? Tu veux toujours t'éloigner
[16:59] enfin en fait c'est c'est pas du tout contre eux c'était vraiment
[17:02] pour moi c'est à dire que mais elle elle je pense que
[17:05] l'interprétait plus comme un bah voilà elle s'éloigne encore ma
[17:08] sœur aussi bah très compliquée et on était tellement
[17:11] fusionnelle jusqu'à nos 18 ans que bah s'éloigner ne pas se
[17:16] voir pendant 6 mois waouh c'est. Et puis ta sœur elle du coup
[17:19] elle elle a fait le choix de rester près de tes parents en
[17:21] plus. Oui alors elle, elle pendant
[17:23] parce que elle a fait les mêmes études, prépa, école au
[17:25] commerce, école de commerce à Rouen.
[17:28] Mais elle, au même moment, on a fait notre césure à Paris, on
[17:32] s'est retrouvé en coloc dans le même bureau parce qu'on a
[17:34] postulé. On est, on s'est.
[17:37] Retrouvé au même endroit dans la même entreprise en plus.
[17:39] Du coup on précise quand même que c'est une sœur jumelle.
[17:41] Oui c'était une copier copier coller.
[17:43] Ah. Non mais ils ont halluciné.
[17:44] En fait, quand j'ai, ils ne comprenaient pas au bon bureau
[17:46] pourquoi ils avaient recruté 2 jumelles.
[17:48] Mais. Là là on là c'est un autre
[17:50] sujet. Mais la gémellité ça peut aussi
[17:53] fortement discriminer. C'est à dire que si moi j'avais
[17:55] pas de masseur jumelle pendant les entretiens et j'avais dit.
[17:59] Ma sœur, bah déjà, elle a déjà un poste ici.
[18:02] Il il ne m'aurait pas pris, hein ?
[18:03] Ah oui, ils me l'auront dit, ils me l'auront, ils me l'auront dit
[18:05] ensuite, clairement. C'est dingue ça, parce que du
[18:08] coup en fait ils se ils se focalisent sur le fait que vous
[18:10] soyez jumelles et pas sur les compétences de chaque.
[18:12] Pays, voilà, c'est ça, pas les et et la prépa, c'est pareil
[18:15] hein ? Moi j'étais dans la première
[18:16] prépa de France à l'époque, on avait clairement le même
[18:18] dossier, les mêmes notes, la même personnalité.
[18:22] C'est pas que ma sœur a été sur liste d'attente, elle a tout de
[18:24] suite été rayée de la liste, c'est à dire que non.
[18:25] Non, on. Accepte pas les jumelles ?
[18:28] Ah, c'est trop bizarre. Non mais c'est très discriminant
[18:29] donc. Bah ça c'est des trucs que tu
[18:31] vois enfin quand quand t'as pas de de de jumeaux jumelles tu tu
[18:36] tu le sais pas. Moi tu vois c'est pas mon cas.
[18:37] Je je me pose pas la question parce que je vis pas ça mais toi
[18:40] du coup tu tu dois avoir pas mal d'anecdotes là-dessus.
[18:42] Bah. Oui bah alors beaucoup
[18:44] d'anecdotes sont sympas d'être le fait d'être jumelles.
[18:46] Oui c'est vrai que ça, ça ouvre des portes.
[18:48] Ouais, ça, ça crée des histoires aussi, ça donne des difficultés
[18:51] personnelles, OK ? D'accord ?
[18:52] Pour sa propre personnalité. Oui.
[18:54] Qui est qui suis-je vraiment ? Parce qu'on s assimile très très
[18:56] vite OK à une. À des jumelles, à des filles.
[18:59] À enfin moi mon prénom. La première fois qu'on m'a, on a
[19:01] parlé de mon prénom. J'avais 18 ans, quoi.
[19:03] Enfin, on me parlait tout le temps claire, Lucie ou les
[19:06] filles. D'accord, tout a changé à. 18
[19:09] ans. Mais ce ce besoin d'aller loin,
[19:11] je pense que ça a été vraiment un besoin d'indépendance et de
[19:13] se construire soi-même et en fait proche de ma famille.
[19:17] Impossible. Ça a été un facteur le le le
[19:20] côté j'imagine. Enfin j'essaie de d'interpréter.
[19:24] Peut être que je me trompe, tu me dis hein mais le côté un peu.
[19:28] On est parce que la Vendée, moi j'adore la Vendée Hein, mais ça
[19:32] reste un endroit qui est quand même assez fermé.
[19:34] Tu vois, c'est. Ouais, c'est ça, c'est.
[19:36] Clan, voilà, c'est ça et le côté en plus.
[19:39] Ce que tu racontes avec ta sœur jumelle et cetera.
[19:42] T'étais peut être un peu oppressé, t'avais besoin de
[19:44] t'échapper. Peut être un peu sur le moment
[19:45] je je me ne me rendais pas compte de mes choix et enfin là
[19:50] c'est plus avec le recul maintenant et avec plus de 10.
[19:53] Ans derrière je. Me suis dit, en fait, c'était
[19:55] peut être ce qu'on enfin. Ouais, on t'emmène à aller loin
[19:59] parce que finalement tu as un besoin de t'affirmer toi même et
[20:03] c'est loin que tu y arriveras parce que proche.
[20:05] Ben il y aura toujours cette similitude avec ta sœur, la
[20:09] comparaison, le côté maternel et protectionniste aussi de de
[20:14] maman. Bah fait que ça n'aide pas, donc
[20:17] essaie de de t'envoler de tes propres ailes.
[20:19] Voilà, c'est vraiment. Quelque chose ?
[20:21] Toi seul ? Quoi.
[20:22] C'est ça ? Ouais.
[20:23] OKOK cool. Et du coup donc je reviens sur
[20:26] ton sur ton expérience au Chili du coup hein, donc t'étais dans
[20:29] quelle partie du Chili du coup ? Santiago à Santiago, d'accord,
[20:32] OK. Et donc, comment se passe cette
[20:34] expérience ? Bah alors et ?
[20:36] Par rapport à tes attentes, tu parles.
[20:37] Beaucoup de cœur. Mais je pense que voilà, c'est
[20:40] je prends l'avion, je m'assois à côté d'un d'un joli chilien.
[20:45] OK, et en fait ça va devenir mon mari.
[20:48] Ah ouais d'accord, donc t'étais même pas encore arrivé là-bas
[20:50] que tu l'as déjà rencontré ? Voilà donc, bah encore une fois.
[20:53] Voilà avec avec maintenant les années, tu te rends compte à
[20:55] quel point ce voyage était fort et déterminant pour ma vie.
[21:00] Mais moi jeune étudiante, bon bah sympa il est sympa voilà et
[21:03] on a presque connaître. Mais c'est vrai que j'ai
[21:06] commencé très vite, moi qui pensais faire une 5 mois de vie
[21:10] étudiante, beaucoup de voyages en fait.
[21:13] J'ai été très vite assez casanière et à à à créer un un
[21:17] début de relation avec Alvaro. Voilà donc on a vie étudiante
[21:23] mais aussi vie très sérieuse et casanière puisque bah.
[21:26] Oui parce que t'as t'as ouais ? Voilà, c'est ça.
[21:28] Ouais, ouais, bien sûr, bien sûr.
[21:30] Après ça. Bon, c'est ce qu'on dit, on peut
[21:32] pas avoir le beurre et l'argent du beurre, mais c'est vrai
[21:34] qu'après tu pars avec cette idée de ouais, de de d'explorer de
[21:37] l'aventure, et cetera. Et Ouais Ouais.
[21:39] Après enfin j'imagine que vous avez aussi quand même pu
[21:42] retrouver ça même même encore maintenant en fait, avec les
[21:46] voyages, et cetera donc. Oui non mais enfin j'ai pas
[21:48] perdu mon temps du tout. Non, bien sûr, bien sûr.
[21:50] Non, je. Je.
[21:50] Après ouais le Chili on l'a visité mais du coup bah ensemble
[21:53] ensuite on a fait l'île de Pâques.
[21:56] Bah puis du coup en plus tu avais un chilien avec toi du
[21:57] coup pour pour vraiment te montrer les meilleurs coins
[21:59] quoi. Donc ouais ouais c'est top.
[22:01] Ouais tout. Tout ce qui était alentours de
[22:02] Santiago aussi qu'on peut méconnaître.
[22:05] Bah accessible en voiture pareil en étant étudiant c'est
[22:07] compliqué mais là moi j'avais tous les petits recoins et très
[22:11] vite on a visité à 2 les bah la beauté du pays hein.
[22:14] C'est vrai que c'est un très beau pays le Chili.
[22:16] Oui, malheureusement. C'est ce que je disais parce
[22:17] qu'on a, on a avant d'enregistrer.
[22:19] Évidemment, on a beaucoup discuté avec claire et avec
[22:21] Alvaro. On a pris le petit déj ensemble.
[22:23] Et c'est vrai que c'est un pays qui est sur ma liste, on m'en a
[22:25] beaucoup parlé, on me l'a, on me l'a bien vendu à chaque fois
[22:29] qu'on m'en parle, on me le vend bien et c'est un pays qui
[22:31] m'attire beaucoup. J'ai moi je connais pas du tout
[22:32] l'Amérique du Sud en fait, j'ai jamais été en Amérique du Sud,
[22:34] donc donc c'est probablement le pays qui m'attire le plus en en
[22:38] Amérique du Sud et. Et ouais, c'est.
[22:43] C'est c'est assez dingue. Du coup je ça me fait penser je
[22:46] je divague un peu mais ça me fait penser à ma à ma relation
[22:49] avec ma femme du coup parce que du coup en fait alors c'est ça a
[22:52] pas été aussi rapide que toi parce que c'était pas dans
[22:54] l'avion en direction mais du coup moi je suis parti vivre aux
[22:56] États-Unis et j'ai rencontré ma femme là-bas parce que je
[22:59] travaillais dans une dans une école en fait d'immersion
[23:02] français et espagnol. Ils avaient les 2 départements
[23:05] et donc moi évidemment j'étais dans le département français et
[23:08] elle elle était dans le département espagnol et elle
[23:09] venait d'ici de de Barcelone. Et et du coup on s'est rencontré
[23:14] là-bas et donc moi c'est pareil un peu ce que tu dis.
[23:15] J'avais eu dans dans j'avais cette idée si tu veux d'aller
[23:18] aux États-Unis en mode je vais faire des road trip partout, je
[23:21] vais explorer, je vais rencontrer plein de gens, je
[23:23] vais, ça va être super, et cetera.
[23:24] Et en fait bah on a beaucoup passé du temps-là où on était,
[23:27] donc c'était en Oklahoma pour moi et et je renverrai pas hein,
[23:31] c'était c'était super. Mais c'est vrai que du coup on
[23:34] a, on a beaucoup passé du temps-là bas et et et tu sais tu
[23:38] tu te planifies quelque chose dans ta tête et en fait ça se
[23:40] passe pas du tout comme comme ça quoi mais mais c'est cool c'est
[23:42] cool. Et du coup alors ?
[23:45] Parce que du coup bon maintenant je te connais un petit peu, mais
[23:47] c'est cool parce que en fait consciemment, je ne voulais pas
[23:50] trop en savoir sur toi avant qu'on fasse le podcast, parce
[23:53] que du coup ça me permet de de te poser plein de questions.
[23:56] Comment vous vous êtes retrouvés à Barcelone du coup ?
[23:57] Parce que tu vas au Chili pour le pour le travail, enfin pour
[24:01] les études de travail et tu tu trouves Alvaro là-bas, qu'est
[24:05] qu'est ce qui se passe ? Comment vous en arrivez à à
[24:06] voyager encore ? C'est vrai que l'histoire est
[24:08] longue, hein ? Non ?
[24:09] Donc ça, c'était en 2014 et on on se sépare en physiquement
[24:14] parce que moi, il fallait que je finisse mes études avec déjà des
[24:18] plans de se revoir. Voilà, c'était ce qui était
[24:21] tracé. Après, dans la réalité, moi je
[24:24] n'ai pas à supporté la distance, j'ai trouvé ça trop dur, trop
[24:30] fastidieux. Et ensuite le fait d'avoir
[24:32] certes des plans à court terme pour se voir, c'était bien, mais
[24:35] moi j'avais besoin de projection et je me suis dit aujourd'hui,
[24:38] ma projection c'est d'abord. Mais encore très sérieuse.
[24:41] D'abord de m'établir sur le marché du travail.
[24:43] Ça fait des années que tu tu étudiais, tu étudiais.
[24:46] Oui, il faut pas faire tout ça pour.
[24:47] Regarder, tu vas pas ce que disaient mes parents si on on ne
[24:51] fait enfin être indépendant, faut jamais prendre des
[24:53] décisions comme ça sur le côté de l'émotion, le côté cœur,
[24:56] parce que derrière il peut y avoir des surprises.
[24:59] Donc moi très bien éduqué. Voilà je me suis dit Je pense
[25:04] que c'est bien trop tôt pour me projeter à long terme.
[25:07] Donc j'ai clairement j'ai. Avec Alvaro, on a terminé notre
[25:10] relation en bon terme mais on a compris que bah c'était c'était
[25:15] compliqué. Voilà.
[25:15] C'était compliqué, donc fallait y.
[25:17] Mettre fin. Donc on a, on a.
[25:19] On a coupé notre relation comme ça pendant 2 ans.
[25:21] D'accord, chacun fait sa vie. Après on a, on s'est pas oublié,
[25:24] on. S'est pas oublié.
[25:25] Ouais ouais. Vous êtes-vous êtes gardé ?
[25:26] Vous avez gardé contact quand même de temps en temps ?
[25:27] Très. Ponctuellement, ouais, très
[25:28] ponctuellement. Et puis de manière très enfin
[25:32] très objective, très bienveillante, voilà très
[25:35] bienveillante. Et alors ?
[25:38] Je sais plus ce qui m'a motivée. On on s'est mis à à se parler.
[25:42] C'était fin fin d'année 2016 et on s'est dit, bon OK, on va se
[25:47] revoir. D'accord, tous les 2, on veut se
[25:49] revoir. On s'est rendu compte qu'on
[25:51] voulait se revoir tous les 2. Moi, j'avais une grande peur,
[25:52] c'est qu'on se revoit, mais pas avec les mêmes sentiments, l'un
[25:55] ou envers l'autre, et qu'il y ait une grosse déception soit
[25:58] vers l'un, soit vers l'autre. Et une nouvelle souffrance parce
[26:00] qu'il y a quand même de la souffrance.
[26:01] Séparation. Souffrance.
[26:02] Donc je voulais éviter enfin tout sauf ça.
[26:04] Mais alors on m'a énormément rassurée.
[26:07] Elle m'a dit, écoute, moi non plus je ne sais pas à quoi
[26:09] m'attendre donc. Pas de stress, pas.
[26:13] De stress et puis on se revoit. Donc je devais.
[26:17] Moi, je me suis proposé d'aller au Chili au mois de mars, mais
[26:20] entre-temps bref, ma mère arrive, me dit Ah on a des
[26:23] vacances à Cuba, est ce que ça te dit d'aller à Cuba sur cette
[26:26] même période ? Forcément donc le plan retourner
[26:29] au Chili tombe à l'eau. Donc Alvaro, et je lui dis par
[26:32] contre toi tu peux venir et quand tu veux.
[26:33] Et en fait, on a accéléré énormément le plan.
[26:36] On s'était parlé au au octobre, novembre, au mois de décembre, à
[26:39] Noël, il est venu. On.
[26:41] S'est revu. Mais alors je l'attendais à
[26:43] l'aéroport. Alors l'aéroport, l'avion,
[26:44] enfin, vous allez dire, c'est, c'est.
[26:46] Tout le temps, on est lié avec ce côté de.
[26:47] Voyage là, c'est vraiment une scène de film Quoi.
[26:49] Et on se retrouve. Et là je savais enfin je me suis
[26:52] dit, mais comment je vais réagir et tout.
[26:53] Mais ça a été tellement très naturel, on s'est embrassé comme
[26:56] si on s'était pas quitté. Enfin oui, vraiment, une scène
[26:58] de film. Enfin une scène de film.
[27:01] Et c'est vrai qu'on s'est dit, mais on avait oublié à quel
[27:02] point on était heureux ensemble. Et c'est trop bête que ce soit
[27:05] la distance qui nous ait séparés.
[27:08] Et moi y a eu 2 ans depuis la première fois qu'on s'était vus,
[27:13] donc j'avais quand même un petit peu mûri.
[27:15] Moi même je m'étais mise sur le marché du travail, ça faisait
[27:17] déjà un peu plus d'un an que je travaillais.
[27:19] Donc le côté sérieux installe toi soins indépendante là je
[27:23] j'avais fait un. TIC.
[27:25] Donc je pouvais maintenant me projeter un peu plus.
[27:28] Sur mes relations amoureuses d'accord.
[27:29] Donc un peu plus mûre quoi si tu veux.
[27:31] Après ce qu'on dit pas c'est qu'alvaro a quand même 12 ans de
[27:33] plus que moi. Ouais donc lui il était beaucoup
[27:35] plus mature dans tout ce qui. Il avait plus d'expérience de
[27:40] vie en fait. Enfin de de travail.
[27:42] Enfin de exactement. Il était déjà bien, bien dans sa
[27:45] routine. Quoi dans il savait ce qu'il.
[27:46] Voulait Ouais, Ouais, Ouais, bien.
[27:47] Sûr. Moi j'étais toujours un peu en
[27:48] train de chercher et donc voilà donc Noël 2016, on se dit, on va
[27:53] chercher un plan pour vivre ensemble, d'accord ?
[27:56] Je ne me voyais pas aller au Chili parce que c'était long par
[27:58] rapport à ma famille. On a bien compris comme sa
[28:01] famille. Côté langue, on ne se voyait pas
[28:05] en France non plus puisque Alvaro, oui, il apprenait la
[28:08] langue. Mais pour y travailler, c'est
[28:10] encore un peu juste. Donc on s'est dit Bah pourquoi
[28:15] pas l'Espagne ? Oui ça fait un bon entre 2 t'es
[28:18] t'es ? C'est un pays limitrophe à la
[28:19] France. T'es quand même pas très loin
[28:21] des parents. Voilà c'est pas mal.
[28:23] Mais derrière, il fallait que économiquement ça suive parce
[28:25] que Alvaro allait démissionner. Moi, si je.
[28:28] Et encore une fois, de manière très sérieuse, je ne voulais pas
[28:30] tout laisser tomber, oui, et me laisser aller.
[28:33] Euh. Ah, on verra bien ce qu'il.
[28:34] Advienne non ? Ouais, je oui.
[28:36] Tu penses avec ta tête quand même ?
[28:37] Voilà un peu trop, un peu trop. Du coup, chance et les planètes
[28:42] étaient bien alignées. Moi, je travaillais à l'époque
[28:45] chez Danone, d'accord ? Pour les les eaux Evian en bois.
[28:48] Enfin je sais pas si vous faites la vue mais bon.
[28:50] Bref il y. A pas, il y a pas de problème,
[28:51] t'inquiète pas. Et du coup le il y a eu un une
[28:55] proposition d'un poste à Barcelone, donc moi j'ai dit je
[28:58] veux aller sur ce poste. Oui, parce qu'ils sont beaucoup
[29:00] ancrés à Barcelone aussi. Danone, du coup, ils travaillent
[29:01] beaucoup. Et là, c'était dans l'équipe
[29:02] Export, donc on être française était vraiment un gros atout
[29:06] parce qu'on travaillait pour la marque, mais derrière, pour
[29:09] l'international. Ce côté trilingue était très
[29:12] attrayant par rapport à à ce qu'ils recherchaient.
[29:15] Donc je te passe les détails, mais.
[29:17] Bon, les entretiens se sont très bien passés derrière les
[29:20] conditions de travail. Je n'avais pas mes conditions de
[29:23] travail que je demandais. Je voulais mettre un VIE.
[29:26] Moi j'ai dit non, je suis avec un CDI, je veux un CDI donc on
[29:30] m'a. Refusé donc, et.
[29:30] On est retombé dans un un. Ah ça y est on a on a plus notre
[29:35] solution donc gros désespoir on s'est dit bah voilà alors qu'est
[29:39] ce qu'on va pouvoir faire ? Et en fait quelques mois plus
[29:41] tard ils m'ont rappelé en disant si clair finalement on a trouvé
[29:44] une une solution pour toi. Tu vas venir travailler avec
[29:46] nous, avec les conditions de travail que tu nous a demandées.
[29:50] Voilà donc tout. Tout s'est aligné.
[29:52] OK, des fois tu vois, t'as des t'as des bons coups de fil.
[29:54] Non mais ouais, quand tu veux vraiment quelque chose.
[29:55] Eh bien moi je j'étais persuadée que je voulais pas quitter un
[30:00] CDI pour un VIE. J'étais aussi persuadée qu'il
[30:02] fallait que je retrouve Alvaro. Eh bien, les choses sont très
[30:05] bien faites, OK ? Danone a compris quand même.
[30:09] Y a alvalo quoi qui arrive ? Ça il savait pas.
[30:11] Mais en tout cas c'est pour ça que je parle de planète et tout,
[30:13] parce que je pense qu'il y a eu un facteur chance aussi.
[30:16] Donc voilà, on s'est retrouvé. Moi j'ai commencé à bosser à
[30:19] Barcelone. Lui, il a démissionné, il est
[30:21] arrivé avec 150 kilos de bagages.
[30:23] Parce que c'était c'était 40 années de vie, quoi, voilà.
[30:26] Et voilà, on a commencé notre notre vie en 2017.
[30:29] Du coup, d'accord. Et du coup, pour alvalo, sans
[30:33] indiscrétion, ça a été relativement simple pour lui de
[30:35] retrouver quelque chose d'assez similaire à ce qu'il faisait
[30:37] avant ici. Ou oui alors il a mis.
[30:39] Il est arrivé au mois d'août, donc au mois d'août c'est très
[30:41] calme. Oui bien sûr.
[30:42] Et au mois de décembre, il commençait.
[30:43] Ah ouais, donc ça a été vite quand même.
[30:45] OK, et dans dans son domaine ? Dans son domaine, pas par
[30:47] défaut, OK, cool, cool, cool. On s'est très bien vite adapté à
[30:51] à la vie catalane, ouais. Ouais c'est vrai et du coup
[30:54] alors d'ailleurs j'en profite vu que tu lances ça.
[30:57] Le catalan pour toi ? Non la langue ça t attiré pas
[31:00] où ? Mais alors je comprends quand
[31:02] même pas mal, oui, le catalan. Bah entre si tu parles français
[31:06] et espagnol, normalement le catalan tu le comprends quand
[31:08] même pas mal, surtout à l'écrit. Après là, enfin ces derniers
[31:13] temps. Puisque maintenant on est quand
[31:15] même bien enraciné ici on on a notre vie et vis-à-vis de mes
[31:19] enfants, je trouve que ce serait une bonne idée de percer un peu
[31:22] plus. Bah la langue c'est.
[31:24] Le moment justement. Après on va parler des enfants
[31:27] justement mais c'est le moment d'avoir des enfants en bas âge
[31:30] qui reviennent de l'école et qui te lancent comme ça des des mots
[31:32] en catalan et du coup c'est le moment pour toi d'apprendre avec
[31:35] eux. En fait finalement c'est un bon
[31:36] moment de commencer ça mais c'est vrai qu'après oui par par
[31:39] contre est ce que t'as ? Est ce que tu as parce que du
[31:42] coup avant d'être à parce que du coup alors là nous on est basé à
[31:46] 5 ou 4 mais tu as tu as quand même passé pas mal de temps à à
[31:48] à Barcelone, est ce que tu as déjà eu des expériences comme ça
[31:52] un peu tu sais ? Stéréotypes clichés des Catalans
[31:55] qui refusent de parler espagnol ou quoi que ce soit.
[31:56] Ah ouais Ah moi je n'ai jamais eu et du coup ça c'est
[31:59] intéressant ça parce que moi en fait je pensais que c'était une
[32:01] légende tu vois tellement ça ne m'est jamais arrivé moi.
[32:03] Alors moi j'ai l'exemple. Bah j'ai mon exemple personnel,
[32:06] bah c'était pendant la la préparation de la grossesse de
[32:08] ma première fille où les mamans avaient des alors c'était de
[32:13] l'époque COVID donc on est tout était en ligne.
[32:15] D'accord ? Donc ça facilitait encore moins
[32:17] les la communication. Oui, bien sûr, donc.
[32:19] Moi on a su s'adapter, on a pu faire les cours en castellano.
[32:23] D'accord mais par contre le papa qui avait aussi des cours
[32:26] dispensés par bah la santé publique, la cap ?
[32:30] Oui oui oui pour préparation avec papa.
[32:32] D'accord, c'était quand ? Ils ont pas voulu s'adapter, ils
[32:36] ont-ils parlaient tout le temps catalan.
[32:37] Ouais, OKOK. En ayant ce type après Alvaro il
[32:42] est pas comme moi, c'est à dire que il a dit laisse laisse
[32:44] tomber, c'est que moi moi j'aurais bien aimé pour des
[32:46] choses, des sujets si importants à mes yeux.
[32:49] Je. Préfère quand même être à l'aise
[32:51] pour les gens, encore plus qu'on s'est en ligne.
[32:53] Bon il a pas voulu se battre et et il a fait les le tous les
[32:57] cours en catalan et on en a pris 90% de.
[33:00] Bien sûr, bien sûr, Ouais, OKOKOK.
[33:04] Moi j'ai jamais eu ce en fait tu sais moi parce que du coup moi
[33:06] je je je m'y mets quand même depuis quelques années au
[33:09] catalan et et en fait j'ai eu du mal à apprendre le catalan parce
[33:14] que justement c'était tout l'inverse de ce qu'on me disait.
[33:15] C'est à dire que moi quand je commençais à parler catalan, les
[33:17] gens tout de suite ils ils changeaient à l'espagnol parce
[33:19] qu'ils voyaient que que je galérais en catalan tu vois ?
[33:21] Et donc du coup j'ai jamais eu le l'exemple inverse tu vois.
[33:25] J'ai alors peut être que j'ai eu de la chance aussi.
[33:27] Mais mais ouais, j'ai jamais eu ce ce cette sensation tu vois
[33:30] d'être d'être limité à du. Coup je te pose une question,
[33:33] c'est quand même je j'ai l'impression que c'est quand
[33:35] même très bien perçu, si ? Tu parles un peu catalan, ouais.
[33:39] Voilà toi tu fais l'effort. Ça c'est sûr, c'est pour moi ça
[33:42] c'est clair que si tu parles, si tu vas dans un magasin ou quoi
[33:45] et que tu fais l'effort de parler un peu de catalan tout de
[33:47] suite les gens ils disent Ah c'est cool, tu parles un peu
[33:48] catalan tout ça, ils aiment ça c'est c'est sûr.
[33:51] Mais tu sais-je pense que c'est un peu le côté Chauvin aussi,
[33:53] comme nous en France, tu sais quand t'as quand t'as une
[33:56] personne de je ne sais pas où, qui qui vient et qui commence à
[33:59] parler quelques mots de français, Bah on est.
[34:01] Alors évidemment il y a le stéréotype des Français qui sont
[34:03] en mode non tu sais pas parler, arrête de parler français ou je
[34:06] vais te corriger toutes les 2 Min.
[34:08] Mais en général on est quand même content de voir les gens
[34:10] parler français. Tu vois, on est quand même assez
[34:12] fiers. Bah là ici en en Catalogne c'est
[34:14] pareil, mais je pense que c'est encore plus fort parce que ils
[34:16] sentent justement que le catalan est quand même une langue
[34:19] menacée justement parce que bah moi je me mets à leur place, ils
[34:23] sont Catalans, peut être qu'à la maison ils ont plus parlé
[34:26] catalan qu'espagnol pour certaines familles et ils voient
[34:29] que bah y a de moins en moins de Catalans autour tu vois.
[34:31] Donc je comprends que ils ont envie de de conserver ça.
[34:34] Après par contre évidemment bah la manière de faire c'est à dire
[34:37] que si il y a quelqu'un qui te parle en espagnol et tu vois que
[34:39] la personne elle est étrangère et qu'elle parle pas catalan,
[34:41] bah change tu parles très bien espagnol donc fais un effort
[34:44] quoi. Enfin tu vois.
[34:45] Oui, en général, c'est vrai qu'ils switchent très facilement
[34:48] et naturellement. Ah bah oui oui eux c'est c'est
[34:50] c'est comme on dit en anglais c'est ils ont pas de.
[34:53] Et après le 2e exemple qui était assez en fait déterminant par
[34:55] rapport à notre choix d'école, c'est donc nos enfants étaient
[34:59] petits mais c'était la crèche, la crèche publique.
[35:01] Donc on avait une crèche privée, une crèche publique, on a mis
[35:04] nos enfants. Dans dans de différents centres.
[35:06] Mais c'est vrai que la crèche publique, c'était à 100%
[35:09] catalan. Les communications en catalan,
[35:12] tout est en catalan. Donc oui, on doit s'adapter
[35:15] puisque nous sommes sur les terres catalan.
[35:16] Mais il y a un moment, quand ça touche comme ça l'éducation, la
[35:18] compréhension de ton enfant, tu dis, est ce que je vais vraiment
[35:22] être maître de tout ce qui va se passer dans le système éducatif
[35:27] de mon enfant ? Bien sûr.
[35:29] Et en fait c'est vrai que moi ça m'a beaucoup posé des questions
[35:31] et je me suis dit Je suis pas à l'aise.
[35:35] De ne de de savoir que la moitié des choses.
[35:39] Ben je vais les interpréter et non pas les comprendre à simple
[35:42] prix bien. Sûr, je te comprends hein, je te
[35:43] comprends complètement. C'est c'est c'est surtout
[35:47] surtout quand tu vis ici justement parce que en fait ça
[35:49] va même à l'encontre finalement de la manière de vivre des gens
[35:52] ici puisque en fait ils sont complètement bilingues.
[35:54] Donc le côté multiculturel, multiculturel, pardon, il est
[35:56] déjà là, il est ancré depuis le plus jeune âge en fait.
[35:59] Donc se limiter à une des 2 langues, je trouve ça un petit
[36:02] peu dommage aussi. Mais ouais non donc du coup là
[36:05] on est venu à votre recherche de l'école.
[36:08] Pour le c'est ce qui nous a emmené à Saint Cougat.
[36:09] Si on continue l'histoire, c'est vrai que Saint Cougat l'école a
[36:13] été quand même trouver l'école. Voilà qui dispense aussi en
[36:17] anglais, donc c'est un. Un peu parce qu'il faut savoir
[36:19] qu'en fait donc du coup je précise quand même pour les
[36:21] auditeurs que nos enfants vont à la même école et que en fait
[36:24] notre école là où on va, c'est une école qui est qui est
[36:29] internationale. Et dans laquelle en fait on va
[36:32] avoir une semaine en anglais, une semaine en espagnol, une
[36:34] semaine en catalan. Donc les les les enfants peuvent
[36:37] un petit peu bah s'immerger dans chacune des langues pendant une
[36:40] semaine et puis après switcher avec avec une autre donc c'est
[36:43] vraiment super. Et puis bah évidemment y a des y
[36:45] a des y a des familles de d'absolument partout hein.
[36:47] C'est vrai que là à l'école y a tu vois des Japonais, des
[36:49] Chinois, des Russes, des des Français, des Italiens, des
[36:52] enfin y a y a de tout quoi donc c'est vraiment cool ça c'est
[36:55] c'est une une atmosphère qui est assez cool je pense pour les
[36:56] gamins de. De bah, de s'ouvrir un peu au
[36:59] monde quoi. Qui les entoure ?
[37:01] C'est vraiment un petit, un petit cercle melting pot.
[37:06] Comment dire. On les fait.
[37:09] Voyager c'est vrai que c'est cool, c'est cool et du coup
[37:11] alors je veux en venir aux enfants.
[37:13] Donc on a tous les 2 2 enfants, toi les tiens ils sont un tout
[37:16] petit peu plus âgés. Enfin non, la la tienne est plus
[37:18] grande quoi, mais du coup on en a un qui a le même âge, comment
[37:22] ça se passe du coup la dynamique ?
[37:24] Avec avec toi et albaro à la maison, j'imagine que albaro
[37:28] parle en espagnol et toi tu parles en français.
[37:31] Oui et et. Et avec Albaro toi tu parles
[37:33] quelle langue ? Ah mais je parle en espagnol
[37:35] puisque on s'est rencontré, on voilà au Chili, donc on a
[37:39] toujours parlé espagnol. Mais tu vois, c'est drôle que tu
[37:41] me dises ça ce matin, ma fille qui a 4 ans et elle me dit
[37:46] maman, il faudrait que tu te mettes aussi à parler français
[37:48] avec papa parce que avec toi c'est que du Français.
[37:52] Voilà donc et et du coup mes parents me le disent souvent,
[37:55] écoute tes enfants là ils ont tendance à parler beaucoup plus
[37:57] castellano que français puisque à l'école bah ils entendent du
[38:02] castellano entre vous. Vous parlez en castellano.
[38:05] Ah mais c'est vrai en fait ma la sœur, la seule source de
[38:08] français pour mes enfants, c'est moi envers eux.
[38:11] Mais du coup c'est vrai que je pourrais étendre un peu plus.
[38:14] OK, d'accord. OK dans le cocon avec calvaro
[38:17] c'est 100%, mais le naturel revient vite au galop.
[38:21] Et et et est ce que t'as la ? Donc tu vois cette sensation
[38:24] là ? Par exemple quand tu vois tes
[38:25] quand ils voient les grands-parents en France, donc
[38:26] tes parents qu'ils ont encore tendance des fois à à oublier de
[38:30] parler français ou. Bah étonnamment non, ça je le
[38:33] vois à la maison que ils vont. Ouais, ils vont très vite, enfin
[38:37] le moindre effort en fait. Donc pour eux c'est quand même
[38:39] plus facile le Castelgiano parce que l'environnement le.
[38:43] Donc moi, mais ma fille, parce que Valentino a 2 ans.
[38:46] Il commence là les quelques mots.
[38:48] Mais ma fille, elle parle très souvent en castellano et je lui
[38:52] réponds en français, j'insiste. Ah d'accord, elle bah par.
[38:54] Contre quand on va, on va en France.
[38:58] Elle a bien compris que c'est du Français.
[38:59] Oui parce que là elle sait que sinon les gens ils comprennent
[39:01] pas donc de toute façon. C'est du Français et du français
[39:03] quoi. Et alors ?
[39:04] C'est marrant parce que elle a l'air un petit accent quand
[39:06] même. Et parfois elle va conjuguer un
[39:09] verbe en e castelliano en pensant que c'est en français.
[39:12] Ou en l'inverse ? Tu vois, je suis en train de de
[39:16] nager. Ben elle peut vite dire Narendo.
[39:20] Oh OK, d'accord, je pense que. Toi, elle fait des mix comme
[39:22] ça ? Ouais, est ce que est ce que tu
[39:24] leur lis en français ou pas ? Des petites histoires, ouais.
[39:27] Des petites histoires ? Ouais, parce que du coup ça
[39:29] c'est un truc. Moi qui me parce que évidemment
[39:33] moi c'est, c'est c'est mon travail d'être dans les langues,
[39:35] et cetera. Donc moi, dès que j'ai eu des
[39:36] enfants, tout de suite dans ma tête, tu sais, j'étais en train
[39:39] d'organiser tout un plan de d'apprentissage.
[39:40] Comment on va faire pour que ce soit multiculturel, et cetera,
[39:43] tu vois ? Moi la différence du coup par
[39:46] rapport à ton couple c'est que moi j'ai rencontré ma femme aux
[39:48] États-Unis. Donc nous on parle anglais
[39:50] ensemble. Donc moi à la maison je parle
[39:51] que anglais avec ma femme et et elle elle parle catalan à mes
[39:55] enfants et moi je leur parle en français.
[39:58] Mais moi ce que j'ai remarqué c'est que là je le vois avec
[40:02] Léo, il a plutôt tendance à avoir une préférence ou une une
[40:07] plus grande facilité avec le catalan pour le moment.
[40:10] Et donc moi là, il a commencé un petit peu à à rentrer à la
[40:14] maison et à me parler en catalan, tu vois.
[40:16] Et je suis obligé de lui dire constamment non, non, non, avec
[40:18] papa tu parles français, avec papa tu parles français et pour
[40:21] le moment il a encore un peu de mal tu vois.
[40:22] Alors il comprend tout ce que je dis, il il parle.
[40:25] Pas mal français déjà, mais c'est vrai que instinctivement
[40:29] il aurait plutôt tendance à parler catalan.
[40:31] Il a des fois un petit peu de castellano qui vient parce que
[40:33] il doit entendre les autres enfants à l'école qui disent 2 3
[40:35] trucs en en espagnol, mais en général lui c'est plutôt catalan
[40:38] pour le moment et et moi par contre tu vois, j'insiste
[40:41] énormément, tu vois, c'est c'est un truc qui me, c'est presque,
[40:44] ça me stresse tu vois j'ai j'ai, j'ai vraiment peur que que.
[40:49] En fait, j'ai j'ai peur d'être trop strict et du coup de le
[40:51] dégoûter du français. Tu vois d'être le papa en mode
[40:53] non c'est trop français, français, français.
[40:54] Et puis qu'il me dise Papa t'es chiant avec le français.
[40:58] Et d'un autre côté je me dis Bah si j'insiste pas trop, bah il
[41:01] fait pas de français quoi. Alors oui moi j'ai pas la la
[41:05] formule magique non plus et je pense qu'il y a pas de enfin
[41:09] chaque parent il ressent son son besoin après effectivement de
[41:14] pas en faire une fixation. Je pense que c'est aussi bien
[41:17] pour les enfants puisque même au enfin au début ils sont même pas
[41:20] conscients que ils ils sont dans une langue ou dans une autre.
[41:24] C'est à dire que ça sort comme comme ils l'ont entendu.
[41:26] Ouais, c'est ça donc. Mettent déjà des enfin.
[41:29] D'ailleurs c'est drôle ce que tu dis, parce que Léo en fait des
[41:31] fois il fait ça au lieu de dire en français, en espagnol, en
[41:35] catalan, il dit pas ça, il dit papa il dit ça, voilà c'est ça
[41:37] maman elle dit ça et papa il dit ça pour la même chose tu vois ?
[41:40] Mais il dit il fait pas la différence entre les langues, il
[41:42] fait juste la différence entre ses parents en fait qui disent
[41:43] des choses. Différentes donc.
[41:46] Et après moi il m'a toujours dit là c'est vrai qu'avec la grande
[41:48] maintenant on est un peu plus de d'historique.
[41:53] Faut faut, c'est comme une conversation donc faut rester de
[41:55] manière très fluide. C'est à dire que.
[41:57] Elle elle elle te parle donc n'essaye pas toujours de lui
[42:00] reprocher parce que son attention c'est vraiment de
[42:03] communiquer. Donc derrière, si on est
[42:05] toujours en train de dire Ah non, comme ça je te comprends
[42:07] pas, change de langue ça c'est quand même assez ça, ça va être
[42:10] assez. Facile ?
[42:12] Mais par contre de ton côté toi ré enforce ré une force.
[42:16] Renforce, renforce. Renforce tout ce qu'elle peut te
[42:20] dire en castellano en français. Ouais donc par exemple.
[42:23] C'est ce que je fais. Ouais, je répète en fait, si
[42:25] elle dit quelque chose en. Enfin si Léo me dit.
[42:27] Quelque chose en catalan ou en espagnol ?
[42:28] Je répète, mais en France, à quoi tu vois ?
[42:30] Enfin c'est à dire que il me dit papa agua, tu vois par exemple
[42:35] agua ceplahaut. Je vais dire Ah, tu veux de
[42:37] l'eau, tu vois ? Et je vais répéter ce qu'il m'a
[42:39] dit en français du. Coup.
[42:42] Et je pense effectivement je pense que c'est peut être le la
[42:45] meilleure manière de pas trop les frustrer.
[42:48] Parce qu'effectivement c'est vrai que moi je suis un petit
[42:49] peu à la limite tu vois de des fois je suis un peu chiant, des
[42:52] fois j'ai des moments où j'en ai marre et du coup je dis mais
[42:54] écoute ça, il faut que je te dise combien de fois que papa il
[42:57] il est français. Je parle français et mais le le
[43:01] problème en fait c'est que enfin c'est pas un problème.
[43:03] Mais je pense que ce qui leur permet cette facilité et de de
[43:06] faire le moins d'efforts possible, c'est le fait que toi
[43:09] et moi on parle les langues, que eux ils parlent aussi.
[43:12] Et du coup ils savent ça, ils savent qu'ils qu'on comprend
[43:14] tout ce qu'ils disent. Donc du coup ils font pas
[43:16] l'effort de tu vois c'est tu vois que ce que tu ce que tu
[43:19] décris. Par exemple quand ils vont en
[43:20] France Bah ils ont compris que là-bas ils parlent pas espagnol
[43:22] donc bah ils sont obligés de parler français.
[43:24] Quoi ? Oui et et et on le voit bien,
[43:26] mais c'est vrai que nous on est peut être aussi trop comme on
[43:29] comprend. Ben effectivement tout est
[43:30] fluide mais c'est vrai que moi je le vois tout de suite avec
[43:31] mes mes parents, ça ça bloque quand même une une interaction,
[43:36] le fait de ne pas comprendre la langue hein.
[43:37] Que mon père me dit mais qu'est ce que tu me dis ?
[43:38] Je comprends pas. Et et les enfants sont très
[43:42] malins. Et Alba n'a pas forcément le le
[43:45] le mot pour dire, mais elle va trouver une une périphrase, elle
[43:49] va faire comprendre et ils vont toujours finir par se faire
[43:52] comprendre. Mais ça fait enfin, ça fait
[43:54] travailler un petit peu les méninges et c'est aussi bien.
[43:57] Et c'est pour ça qu'on va si souvent aussi en France et que
[43:59] je me dis c'est moi moi, c'est un des des gros points forts
[44:03] pour. Rebooster le Français ?
[44:06] C'est de leur faire découvrir le pays, la culture et tout quoi.
[44:08] La famille bien sûr, y a que moi et c'est quand même très peu.
[44:11] C'est à dire que Ouais oui et de lire une histoire mais une
[44:13] histoire c'est 5 Min et. Bien sûr, l'immersion, elle est
[44:16] complètement. Différente, c'est sûr, c'est
[44:18] sûr. Moi c'est pareil, tu vois.
[44:19] Y a enfin j'ai j'ai. J'ai déjà planifié un petit peu.
[44:24] Là là il est pas encore en âge, vraiment, mais on commence.
[44:27] Tu vois, la télé est un petit peu j'ai, j'ai déjà planifié un
[44:29] peu ce que je veux lui montrer pour créer un peu l'immersion,
[44:32] et cetera, les livres, et cetera.
[44:34] Enfin, essayer de faire au maximum une immersion
[44:36] artificielle à la maison, tu vois ?
[44:38] Est ce que vous avez donc des principes sur la lecture ?
[44:41] C'est que du Français ? La télé ça sert à que du.
[44:42] Français ou non ? Non, non.
[44:43] On fait de, on fait toutes les langues dans toutes les
[44:46] activités. Enfin plutôt toutes les
[44:48] activités dans toutes les langues plutôt mais mais c'est
[44:50] vrai qu'avec moi bah par exemple moi je vais pas lire 1£ en
[44:53] catalan parce que bah parce que maman elle est elle est catalane
[44:57] donc ça a plus de sens que ce soit elle qui Lise en catalan.
[45:00] Alors moi je lis en anglais et en français, enfin beaucoup en
[45:05] français hein. J'essaie d'insister au maximum
[45:06] en français, mais je lis quand même en anglais aussi et et je
[45:09] lis de temps en temps castellano, un petit peu aussi,
[45:11] ça dépend des livres, y a des livres avec lesquels je suis
[45:14] plus à l'aise que d'autres. Mais j'essaie vraiment de de
[45:17] maximiser le français au maximum et et ma femme, elle, elle va
[45:21] plutôt lire en catalan et en espagnol.
[45:23] Mais j'avoue que moi le la période de mettre les enfants au
[45:26] lit, enfin moi du coup c'est plutôt Léo parce que l'autre
[45:28] c'est encore un bébé Noah, mais Léo c'est moi qui le met au lit
[45:31] le soir c'est c'est c'est c'est ma petite partie de la soirée,
[45:33] ça je le mets au lit, c'est moi qui raconte les histoires et
[45:35] tout. Donc en général il a beaucoup de
[45:37] français avec moi quand même le soir.
[45:41] Et et du coup Bah ouais j'essaie de créer ça mais tu as raison
[45:43] que je pense que ça va être ça en fait là maintenant il va être
[45:46] en âge de commencer à plus apprécier les voyages qu'on fait
[45:49] en France parce que jusqu'à maintenant bon il était content
[45:51] d'y aller mais tu sais ils se rendent pas compte vraiment.
[45:54] Là il va être un peu plus content d'explorer, de faire des
[45:56] activités avec PAPI, mamie, tout ça.
[45:57] Donc je vais essayer tu vois de renforcer ça là cette année on
[46:00] rentre pas en France parce que Noah est trop petit.
[46:02] Mais à partir de la Ouais l'année prochaine je sais pas si
[46:05] à Noël je sais pas, mais en tout cas l'été prochain on on
[46:09] retournera en France et on essaiera de passer un bon mois
[46:12] là-bas pour essayer de de de maximiser l'immersion quoi.
[46:14] Mais en tout cas tout ça pour dire que et c'est ça dont je
[46:17] voulais parler avec toi finalement, c'est que est ce que
[46:19] tu as pas cette sensation de quand tu vois tes parents, tes
[46:24] parents ils sont monolingues j'imagine ?
[46:25] Oui bah ils comprennent quand même quelques mots en anglais,
[46:28] un. Petit peu, voilà.
[46:28] On va pas dire qu'ils sont fluides dans les autres langues.
[46:32] Moi c'est pareil hein, moi mes parents.
[46:33] Bon ma mère elle a quelques notions d'allemand, ils
[46:36] comprennent un petit peu l'anglais, tu vois par ci par
[46:38] là, mais c'est tout quoi et et en plus moi mes parents tu sais
[46:41] ils sont restés beaucoup dans leur région et donc du coup des
[46:45] fois j'ai un peu ce sentiment, comment dire Tu sais on en en
[46:50] anglais on dit aigre, doux un peu, tu vois de.
[46:55] D'un côté je trouve que c'est génial notre situation
[46:57] multiculturelle parce que bah c'est c'est riche tu vois, il y
[47:00] a il y a plusieurs langues, il y a plusieurs cultures, et cetera,
[47:02] mais d'un côté ça complique aussi les choses et des fois je
[47:05] me dis mais en fait c'est c'est cool aussi d'avoir ta petite vie
[47:09] toute faite, tu vois tu restes je des fois je m'imagine, tu
[47:12] vois si j'avais si j'étais resté en France, tu fais ta petite vie
[47:15] en France avec ta famille à côté, et cetera, tout est plus
[47:18] simple tu vois, je dis pas que c'est mieux hein, je dis que
[47:20] c'est logistiquement parlant, c'est plus simple tu vois.
[47:23] Je sais pas si toi t'as déjà eu cette sensation là ?
[47:24] Si si non bah enfin en plus récemment où vraiment je j'étais
[47:28] fatiguée, je me suis dit bon et quel soutien je peux avoir aussi
[47:33] à mes côtés. Bah non il y a pas, il y a pas
[47:35] de soutien donc avoir une petite vie à côté des grands-parents,
[47:40] avoir bah sa propre langue en français être parce que c'est
[47:43] vrai que là quand tu regardes les les âges des enfants d'Alba,
[47:46] les gens, enfin les enfants qui ne parlent qu'une langue.
[47:49] À 4 ans, enfin, je pense que, en termes d'intonation de
[47:52] vocabulaire, ils sont quand même un peu plus avancés.
[47:54] Oui, bien sûr, bien sûr. Donc bah c'est beaucoup plus
[47:56] simple pour tout le monde. Après enfin pour les parents,
[48:00] parce que moi je pense que pour les enfants c'est quand même un
[48:02] beau cadeau. Leur faire que naturellement,
[48:05] naturellement faut faut bien le dire qu'ils se rendent même pas
[48:07] compte que ils sont en train de d'emmagasiner, mais des années
[48:11] d'études pour nous. C'est à dire que enfin en.
[48:13] Termes d'Anglais en. Espagnol et je pense je pense
[48:15] que et je ça je sais pas, j'ai pas vu les études ou quoi mais.
[48:19] Le cerveau va être quand même bien bien fait pour
[48:21] l'apprentissage derrière. Tu sais que même même comment
[48:24] dire comment dire c'est pas que les capacités neuronales c'est
[48:29] vraiment si tu regardes 2 cerveaux, un cerveau monolingue
[48:33] et un cerveau multilingue, en fait le c'est le même niveau des
[48:36] formes en fait c'est pas pareil, le cerveau a complètement changé
[48:39] quoi. Donc ouais c'est c'est dingue,
[48:40] c'est dingue et c'est vrai que nous bah on sait à quel point
[48:42] c'est compliqué d'apprendre une langue.
[48:45] Donc oui oui c'est sûr que pour eux en fait actuellement peut
[48:47] être qui évidemment ils s'en rendent pas compte, mais plus
[48:51] tard ils se diront ouah, on a de la chance quand même.
[48:53] Parce que c'est vrai que d'ailleurs parce que du coup ma
[48:55] femme, elle, elle, elle, elle faisait partie de la première
[48:58] promotion de l'école à laquelle on va.
[49:00] Et quand on rencontre un peu ses ses amis de cette école là on
[49:04] discute de ça un petit peu et ils nous le disent.
[49:05] Des fois ils disent des fois ça m'arrive d'aller travailler avec
[49:07] des gens qui viennent de Madrid par exemple.
[49:10] Ou enfin de Madrid ou n'importe quel autre endroit à en Espagne
[49:13] où ils parlent que l'espagnol et ils se disent ouah en fait je me
[49:16] je me rends pas compte à quel point on a de la chance.
[49:19] Mais c'est vrai que bah moi l'anglais ça me vient
[49:20] naturellement. Tu vois le catalan aussi peut
[49:22] être même un peu après le Français parce qu'on ils vont
[49:24] faire du français aussi dans l'école plus tard.
[49:26] Donc ouais c'est vrai que c'est une chance, c'est.
[49:28] Donc oui c'est un mal pour un bien, c'est à dire qu'on est
[49:30] certes on a peu d'appui, on a peu de soutien et et les parents
[49:34] peut être que on se dit bah on se donne du mal.
[49:37] Mais la récompense derrière, bah c'est pour nos enfants et donc.
[49:40] C'est ça, on le fait pas pour nous, on le fait pour eux, c'est
[49:43] ça. Mais c'est c'est vrai que oui on
[49:44] on peut pas tout avoir de toute façon y a du lien et du moyen
[49:47] mais c'est vrai que par contre parce que je rebondis sur un
[49:49] truc quand même que j'ai pas mentionné mais c'est vrai que
[49:51] toi avec Albalo vous êtes dans la même situation.
[49:54] Enfin pas tout à fait, mais presque que que moi dans le sens
[49:57] où albalo lui c'est pareil, il est pas d'ici donc il a pas ses
[49:59] parents ici non plus. Donc en fait les.
[50:01] Grands-parents, vous en avez pas ?
[50:02] Là donc. Vous êtes vraiment ?
[50:05] Non mais non mais c'est je le dis c'est comme ça mais c'est
[50:09] vrai que c'est difficile parce que il y a pas de à part avoir
[50:12] une nounou ou quelque chose mais c'est vrai que tu peux compter
[50:15] sur personne quoi. Donc quand t'as les gamins qui
[50:17] sont malades ou quoi t'as personne quoi pour pour venir
[50:19] t'aider quoi. Et c'est vrai que ça c'est un
[50:21] truc, on se rend pas compte jusqu'à ce que ça t'arrive, mais
[50:24] tu te dis Ah ouais finalement j'aimerais bien que papy et
[50:26] mamie soient là quoi parce que c'est vrai que tu peux pas tu
[50:29] peux pas compter là-dessus quoi. Non ?
[50:30] Puis c'est vrai que les grands-parents ont un lien créer
[50:33] avec créer avec les enfants qu'ils.
[50:34] Malade ou non ? Mais c'est vrai que enfin moi je
[50:36] trouve que c'est très très important de d'entretenir un
[50:39] lien grands-parents enfants et c'est sûr que ce lien Ben nous
[50:44] on est obligé d'y aller et puis ponctuellement dans l'année on
[50:48] peut pas le créer au quotidien. Et c'est vrai que moi dans mon
[50:50] éducation c'est vrai que ça a été mon papi, c'est celui qui
[50:53] m'a enfin pas élevé, mais enfin on le voyait tous les jours, il
[50:56] venait chercher à l'école donc c'est ça, c'est vraiment quelque
[50:59] chose que je perds le fait d'être déraciné de des miens.
[51:04] Et je suis consciente que c'est une certaine richesse que eux
[51:07] qui m'a beaucoup construite. Hein ?
[51:09] Moi voilà, mais on. Peut pas tout avoir.
[51:12] Et puis moi moi en plus ça me fait un peu de la peine aussi
[51:14] pour pour mes parents. Honnêtement des fois j'y pense
[51:17] hein et je me dis eux ils aimeraient bien tu vois être là
[51:19] plus souvent ou qu'on y aille plus souvent mais c'est pas
[51:22] possible quoi. C'est la réalité de la chose, on
[51:23] peut pas, on peut pas, on peut pas faire l'aller retour comme
[51:27] ça pour un weekend c'est 9 h de route.
[51:28] Puis en plus c'est un budget, enfin tu vois c'est c'est pas
[51:30] possible quoi. Donc c'est encore une fois c'est
[51:34] des choix de vie, mais c'est vrai que en fait ça me fait
[51:37] beaucoup penser à ça en fait c'est que maintenant on vit dans
[51:40] une société où on a tellement de possibilités.
[51:43] Tu vois de l'époque de nos parents ils se posaient pas la
[51:46] question, c'était voilà je suis né à tel endroit, bah je vais
[51:48] vivre à tel endroit je vais tu vois mon père il a un garage,
[51:51] bah je vais reprendre le garage de mon père et voilà tu vois
[51:52] enfin c'est la vie était plus simple.
[51:56] Je pense alors ils ont vécu des trucs aussi durs, et cetera,
[52:00] mais je pense que la vie en général est plus compliquée
[52:03] maintenant parce qu'on a beaucoup de choix, c'est un peu
[52:05] ce que j'appelle. Tu sais le phénomène Netflix, tu
[52:07] sais t'ouvres Netflix et en fait tu passes du temps à qu'est ce
[52:09] que je vais regarder en fait, tu regardes rien parce que t'as
[52:11] trop de choix, tu vois, et je trouve qu'on vit un peu dans une
[52:14] époque comme ça où t'as tellement de choix.
[52:15] Tu te dis mais en fait j'ai tellement de possibilités, tu
[52:17] vois, si je veux-je peux aller au Chili, si je veux-je peux
[52:19] aller en Russie, tu vois, enfin peu importe.
[52:22] Et et c'est vrai que on se posait enfin nos parents, ils se
[52:24] posaient pas la question à l'époque quoi c'était c'était
[52:26] beaucoup plus simple de ce côté-là.
[52:28] Alors je dis pas que c'est mieux hein.
[52:29] Encore une fois c'est une richesse ce qu'on fait nos
[52:31] situations actuelles c'est c'est une richesse, mais ça complique
[52:34] aussi certaines choses. Quoi c'est ?
[52:36] Ça ouais oui oui, t'as tout à fait raison.
[52:38] Ouais bon Ben très bien, merci beaucoup claire, c'était
[52:42] c'était. Avec plaisir.
[52:43] Non, c'était très cool. Écoute, à l'occasion, on
[52:45] remettra ça si tu veux. Oui, y a encore plein d'autres
[52:48] anecdotes de voyage, j'imagine, dont on n'a pas eu le temps de
[52:51] parler, mais. Je veux pas que l'épisode soit
[52:52] trop long non plus donc on garde ça pour un éventuel volume 2
[52:55] voilà. Très bien, merci.

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